mercredi 16 juin 2010

Déjà un mois!

Ce soir on fête!
On fête quoi? Notre premier mois de voyage!
Comment? Avec un bon souper! Salade de tomates, pâtes aux crevettes avec punch improvisé... Hmmm...

Hé oui! Il y a déjà un mois qu'on est parties. Ça passe vite! Et en même temps, on en a vu et fait des choses dans ce mois-là!

Un mois, c'est déjà plus long que mes voyages précédents:
-Mexique à 14 ans - 2 semaines
-Ouest canadien à 15 ans - 1 mois
-Virginia Beach à 16 ans - 2 semaines
-Bélize à 17 ans - 3 semaines
-Sénégal à 18 ans - 1 mois
Et pourtant, un mois ça passe vite. Je ne me verrais pas déjà revenir à Montréal. Je suis bien dans le rythme de voyage qu'on a en ce moment. J'ai envie de me promener encore et de découvrir tout plein de choses, d'endroits, de gens.

Il m'arrive d'imaginer le moment du retour à Montréal, de penser à notre appartement... Mais ce n'est pas vraiment un manque ou une envie pressante.

Et ça tombe bien parce qu'il reste encore deux mois! Et on est en train d'essayer de les planifier pour s'en mettre plein les yeux, les oreilles, le nez, les papilles...

Geneviève

dimanche 13 juin 2010

Mare e monti - extraits du journal d'Aimée

1er juin - Bonifatu
1ere journée du Mare e monti ! À 581 mètres dans les montagnes, sur un col, c'était vraiment superbe. Il y avait de petites fleurs jaunes et d'autres mauves-roses sur des flancs. Vraiment beau. Encore beaucoup de cistes de Montpellier, comme dans les Agriates ! (...)

2 juin - Entre Bonifatu et Tuarelli
WOW ! C'est tellement beau ! On est à la hauteur de certains nuages (1200 mètres d'altitude). La vue est vraiment magnifique. Il y a de très hauts pins, une terre rouge rocailleuse...

3 juin - Galéria
Jour 3. On est rendues à l'étape. Je considère faire porter mon packsac (gros, gros cheminement pour en arriver là...). Mon genou fait mal. (...)

Hier soir, on a mangé une pizza reine et des frites. Ça fait du bien de manger chaud et c'est tellement le fun de manger autre chose que du maquereau.

Demain : pause.

Un groupe d'une quarantaine d'Italiens est arrivé au gîte en même temps que nous. Apparemment, ils repartent en même temps que nous... Hum... Beaucoup de joie...

(...)

4 juin - Galéria
Aujourd'hui : lavage, kayak, ravitaillement, repos.

On vient de manger de la soupe de poisson (corse). On a eu la visite d'un petit chat noir qui nous a fait la grande séduction (miaulements, caresses sur les jambes, yeux de chat botté - référence à Shrek) pour en avoir. On a fini par lui en donner deux cuillers, pour pouvoir manger tranquilles. Il vient de revenir nous voir. On vient de se faire un ami ?

On a mangé une excellente baguette et un gromage de brebis ce midi. Et une merveilleuse nectarine...

Girolata demain. On ne peut pas faire porter les sacs, parce que la route ne se rend pas. Too bad. Vais-je me doper au Tylenol ?

5 juin - Girolata
Espadon SI BON ! (plus tarte à l'oignon, lasagne aux légumes et moules, gâteau au chocolat avec le coulis de caramel...) Resto : Le bon espoir. Ah... Quel bonheur...

Beau col ce midi, d'où on voyait le golfe de Girolata et le golfe de Galéria. On a eu quelques nuages, mais c'était très beau. La fin a été dure, parce que j'avais mal aux genoux, mais là ça va et le repas était SI bon ! Ah... Je vais certainement y rêver en mangeant du maquerau demain midi...

On a lavé du linge, mais c'est pas sec.

7 juin - Serriera
Hier, pour partir de Girolata, j'étais en forme ! J'ai même pris eu peu plus de stock pour aider Geneviève qui peinait. Le tout début était super beau, surtout qu'il était bien tôt. Le golfe de Girolata, avec le roc rouge et le bleu intense, c'est beau... Pour finir la journée, en haut, j'ai demandé à Geneviève ce qui lui ferait le plus plaisir : « Un popsicle... » Hum. « Ok ! Dans une heure, on est à Curzu et t'as ton popsicle !» Je suis partie vite. On n'avait jamais descendu aussi rapidement. Une heure et 20 après, sorbet au citron derrière le gîte :)

Ce matin, les fourmis avaient investi le sac de carbonates au citron. Chiant, vraiment... Et super dégueu ! J'ai essayé de les sauver, sans succès... Y'en avait dedans ! Eurk... Les fruits étaient corrects, par contre.

On avait planté la tente à côté du tuyau d'égouts, sans s'en rendre compte. Ce matin et hier soir, ouache, l'odeur...

Hier soir, on a mangé du bon fromage corse avec de la bonne baguette, du Ice Tea et de la Colomba (...).

(...) J'ai fait la tortue toute la journée : lente et pas vite pour me relever, une fois sur le dos !

Geneviève s'est fait piquer par une abeille tout à l'heure. On a bien soigné ça. Je suis vraiment contente qu'elle n'y soit pas allergique !

On a mangé du pain avec du fromage frais pour souper. Avec du jus de pommes, après :)

On a une grosse, grosse journée demain. On devrait monter un peu plus que la 2e journée, et descendre moins. Ça devrait être beau.

(...)

8 juin - Ota
On est parties avant 7h, ce matin. On a trouvé des abeilles dans la chambre (3) au réveil. Une ruche dans le mur ? Elles étaient agonisantes.

On est Chez Marie. Ça ne nous coûte rien pour camper. Il faut juste, en retour, qu'on prenne quelque chose au resto en haut. C'est cool. Le poulailler est à côté de la tente. C'est drôle.

Geneviève dort, en attendant qu'on soupe. J'ai fait l'épicerie. Endroit miteux.

À 900 mètres, aujourd'hui, c'était joli. Des pins... De jolies fleurs, des fougères. On a vu des traces de sangliers/cochons sauvages, en plus de trous qu'ils ont probablement creusés. On a aussi vu beaucoup de pins déracinés. Gros coup de vent ? La descente et le chemin vers le village étaient longs. On ne voit le village qu'à la dernière minute.

On va demain à Marignana. On devrait passer par les gorges de Spelunca, dont on dit qu'elles sont magnifiques.

Je suis sur la terrasse et les touristes d'à côté sont bruyants.

10 juin - Porto
Changement de cap ! Ce matin, on est parties de Marignana. On devait aller à E Case. En se rendant au sientier, j'étais vraiment tortue, de la misère à monter, pas d'énergie de fond, hâte de quitter le gîte de Marignana, mais pas hâte d'arriver au prochain (pas d'accès aux sanitaires et pas de bouffe), avec pas beaucoup de bouffe en back up. Geneviève a proposé qu'on s'assoie et qu'on parle. On a choisi d'écourter le parcours. Mon orgueil a saigné un tout petit peu, mais je suis maintenant très contente du choix ! J'ai été vraiment vedge aujourd'hui et je suis maintenant plus en forme ! Ça a vraiment fait du bien de prendre une journée relax dans un environnement relativement calme avec de la bouffe décente ! Contente de notre choix :) (On a pris un taxi de Marignana à Porto.)

On a mangé une salade du pêcheur et des moules marinières avec frites ce soir. C'était bien bon, surtout l'excellente mayonnaise avec moutarde de Dijon et les moules, qui étaient loin de goûter l'eau...

On campe sous les eucalyptus, comme à Saleccia. On a la rivière à côté. On y a d'ailleurs passé beaucoup de temps cet après-midi.

Hier, j'ai bien aimé les bouts de sentiers en terre. On a vu 2 cochons sauvages et 2 autres ce matin, du taxi. On en avait entendu sur le sentier, vers Girolata. Ça crie, ces bêtes-là !

À Marignana, il y avait un monument double pour les morts pendant les deux grandes guerres. On voit ça un peu partout en Corse. Chaque village semble avoir le sien. J'ai aussi bu une plaque pour un homme qui a « conquis pacifiquement la Mauritanie pour la donner à la France. » Mouais. Pacifiquement ? On peut vraiment conquérir pacifiquement ?

Calvi demain midi, île Rousse demain après-midi !

samedi 12 juin 2010

Les aventures de Hulkette et Tarzoune


De retour de 8 jours de randonnée dans les montagnes corses. En fait, nous avons marché 8 jours en portant l'eau, la nourriture, la tente, les sacs de couchage, les vêtements, etc. sur notre dos. Nous avons aussi pris une journée de repos.

Sans vous raconter tout ce qu'on a fait et tout ce qu'on a vu, j'ai envie de vous raconter quelques péripéties...


Coucou
J'ai découvert qu'un coucou, c'est un vrai oiseau et que ça fait le même bruit qu'une horloge qui fait ''coucou''...
Champ de bouse
Le troisième jour, on devait avoir une petite journée (4h30 de marche et 180 m de dénivelé). On suivait tranquillement le balisage orange du sentier, quand on l'a perdu tout à coup. Nous étions à l'orée d'un champ truffé de...bouse de vaches! On aurait dit que des centaines de vaches s'y étaient rassemblées, mais il n'y en avait plus une seule! De l'autre côté de ce champ, c'était la route, alors on a décidé de la traverser et de poursuivre par la route qui menait à Galeria, notre étape suivante. Mais un autre obstacle se dressait sur notre chemin. Le champ était ceinturé par une clotûre de barbelés. Mais ce n'est pas ça qui allait nous arrêter! J'ai trouvé un endroit où je pouvais passer par-dessus. Puis, Aimée m'a lancé nos sacs à dos (assez lourds, d'où mon surnom d'Hulkette). Elle a ensuite tenté de passer par-dessus elle aussi, mais s'est retrouvée pendue à une branche (d'où Tarzoune) et j'ai dû l'attraper. Tout ça au bord de la route! Mais on s'est rendues à Galeria. Et on a su qu'on n'avait pas pris le vrai chemin...
Cris dans la montagne
En marchant tranquillement dans la forêt endormie, très tôt le matin, on entend tout à coup d'horribles cris. Est-on en train de torturer quelqu'un? On apprend plus tard que ce sont des cochons sauvages. On en verra d'ailleurs, ils feront faire un saut à Aimée! Parlant de cochons sauvages. Je savais qu'en Corse, ils mangeaient des châtaignes. Et je savais aussi qu'ils creusaient la terre. 1+1=2, je m'étais dit que les châtaignes poussaient dans la terre. Oups! Ce sont de petites boules recouvertes de piquants qui poussent dans les arbres (châtaigniers). Dans ce cas, pourquoi les cochons doivent-ils creuser? Mon hypothèse est que les châtaignes se retrouvent rapidement ensevelies sous les feuilles qui pourrissent et font de la terre. Il faut donc creuser pour les trouver les années suivantes.
Fourmis et biscuits
Le matin du 7e jour de marche, on se réveille à 5h45 comme tous les matins. On est contente parce qu'on sait qu'on a de bons biscuits au citron pour le déjeuner. J'ouvre la port de la tente et qu'est-ce que je vois? Une autoroute de fourmis sur notre sac d'épicerie (fermé avec un noeud) qui contient le sac de biscuits. Elles s'étaient frayé un chemin à traves le noeud du sac et le ''roulé'' du sac de biscuits... Il y en avait tout plein sur nos biscuits! Qu'à cela ne tienne, on est en camping et on n'est pas difficiles, Aimée débarrasse patiemment nos biscuits de leurs fourmis pendant que je les surveille férocement. Bon, si on oublie ce qu'il y avait dessus, ça semble très bon. Une bouchée. Deux bouchées. Ouach!! Il y a des fourmis cachées dans des trous à l'INTÉRIEUR des biscuits!!! Finalement, on ne les a pas mangés.... Et Aimée a passé près d'une heure à débarrasser chaque item de son sac des fourmis qui s'y étaient aventurées. Depuis ce temps, elle n'aime pas les fourmis.
Vaches
Avez-vous déjà fait faire le saut à une vache? Avez-vous déjà vu une vache dévaler une pente de gros caillous en courant? Eh bien nous oui, et c'est impressionant! On avait peur de se retrouver sur le chemin de la prochaine vache apeurée!
Abeilles
Décidément, cette 7e étape était une histoire de bêtes. Cette nuit-là, on l'a passée dans un gîte. On avait une belle chambre pour nous toutes seules. Dans la journée, on avait vu une abeille se promener sur le plancher et quand on est revenues plus tard, elle était morte par terre. On n'y a pas touché. On s'est installé par terre pour souper. Et ce qui devait arriver arriva... je me piquai la main sur une abeille morte! Faut le faire quand même... Je me sentais un peu ridicule... Mais Aimée a bien soigné ma main!
Vous voyagez seules?
Dans une épicerie, la dame à la caisse nous demande: ''Vous voyagez pas juste les deux... vous devez être avec vos parents?'' Elle devait nous donner 15-16 ans... C'est vrai qu'Aimée avec ses t-shirt d'animaux... ;-)
Vous êtes pas encore libres?
Alors que la plupart des Français et des Corses qu'on rencontre commentent notre accent canadien, on voit que certains sont plus au courant de la distinction à faire entre le Québec et le Canada. Un propriétaire de gîte m'accueille en me disant ''Hé! Des gens du Québec? Vous êtes pas encore libres vous? Avez-vous besoin d'aide?''
Geneviève

vendredi 11 juin 2010

Constellation

Parce qu'il y a de ces moments - fréquents - où je pense à vous. Comme une série de petites étoiles filantes ou plutôt comme plusieurs étoiles éparses que ce texte servira à relier sous la forme d'une constellation de pensées, je vous en livre ici des fragments. Même à quelques milliers de kilomètres ou a quelques années, oh !, lumière !, je pense à vous...

En fait, cette constellation de pensées, ce n'est rien de nouveau, puisque cette toile de pensées existe bien en dehors du voyage, mais je me suis dit que ce serait une autre façon de vous présenter des petits morceaux du voyage.

Chris
I've met wonderful pine trees in the last days. They stand in the higher parts of mountains we've hiked, from about 750 meters above the sea level. They're old, gigantic and impressive living beings. I somehow felt sorry for the recently uprooted ones. They're leaving enormous holes in the ground. About Collins: by now, my favorite ones are "Purity", which I think is really amusing and quite clever, and "On Turning Ten", which I can't qualify but that I like a lot.

Hubert
Sur des sommets de montagnes qui avaient la crête dans les nuages, il ne manquait que toi pour venir en pelleter avec moi. Ils auraient quand même été moins loins que dans les escaliers du Arts Building ou devant le Redpath...

James
I got a good hat soon after I arrived in Corsica. A really nice straw one, which is really light. The shade it's giving my head is precious here, considering the sunlight cruel intensity. We've had some wonderful cheese, fish and sea food, but I'm not fond of the "saucisson", nor the beer. I had a Colomba (a Corsican beer, but not the one with nuts) in Curzu. It was good until the last three sips, which were too much.

Félix
À Ota, il y a un gîte qui s'appelle "Chez Félix". On y est pas allées, parce que le proprio n'y permettait pas le camping/bivouac, mais j'ai quand même pensé à toi :)

Mel
C'est sur le Mare e Monti que j'ai commencé à écouter Tegan & Sara, et j'aime vraiment ça ! C'est "Days and Days" qui m'a accrochée en premier. Finalement, je les aime pas mal toutes ! (Du moins celles que tu as mises sur le iPod de Geneviève.) Il va falloir que tu m'en fasses découvrir d'autres quand on reviendra !

À ceux et celles qui ont contribué à mon éducation scoute (Lièvre, tu lis ?)
Savoir lire et manipuler une carte topo, ça vaut son pesant d'or. Merci.

Tu sais que tu es sur le Mare e Monti quand...

Pour répondre à la mode des groupes facebookiens...


Tu sais que tu es sur le Mare e Monti quand...

-Tu vois des marques oranges (balisage) jusque dans ton sommeil.
-Tu trouves normal de marcher en évitant les bouses de vache.
-Tu fais de gros détours pour éviter les vaches, à 300 m d'altitude, dans des sentiers de grosses pierres.
-Tu te fais bouffer ton déjeuner par des fourmis.
-Tu sais que les fourmis ça entre DANS les biscuits.
-Tu connais le bonheur intense d'atteindre enfin un col ou une crête après avoir sué pendant des heures.
-Tu te retrouves parfois la tête dans les nuages.
-Tu connais la sensation de passer de l'autre côté d'une montagne et d'y apercevoir un paysage totalement nouveau.
-Tu te retrouves sur des crêtes de roche en faisant de l'escalade... pour découvrir plus tard que le sentier passait tranquillement 5 m plus bas.
-Tu trouves normal que les villes aient plusieurs noms (Girolata=Ghjirulatu).
-Tu es écoeuré de manger du maquereau en cannes!
-Tu sais que les salades en canne ont toutes le même goût.
-Tu rêves à un litre de jus.
-Tu trouves le pain et le fromage réconfortant.
-Tu connais les autoroutes de fourmis.
-Tu marches en évitant les lézards.
-Une journée de 5h avec 600 m de dénivelé te paraît une petite journée.

Geneviève

Paysages et villages du Mare e Monti

Voici quelques photos de notre randonnée en Corse sur le sentier Mare e Monti. La qualité n'est pas exceptionnelle, mais j'en aurai des meilleures quand je préparerai mes fichiers RAW en rentrant au Québec...


Étape 2
Geneviève à 1200 m d'altitude à Bocca di l'Erbaghiolu
La tête dans les nuages







Étape 3
Le fleuve Fango



Étape 4
Punta di a Literniccia (778 m)
Au-dessus des nuages



Étape 4
Vue sur Girolata




Étape 6
Serriera au coucher du soleil
Photo prise de la fenêtre de notre chambre





Étape 7
Au sommet du San Petru (914 m)
Vue sur le Golfe de Porto, le village de Piana et la Punta Rossa






Étape 8
Pont génois de Zaglia sur la rivière Tavulella







Étape 8
Rivière Tavulella, plus tard dans la journée

Geneviève

mardi 1 juin 2010

Nouveau départ

Ce matin, départ pour environ deux semaines de randonnée.
On a décidé, après une longue réflexion, de traîner tout ce qu'il faut pour camper, malgré le poids supplémentaire. Par contre, on a décidé de s'accorder des journées de repos.
Nous voilà donc parties pour le Mare e Monti!