jeudi 24 juin 2010
Récit d'une looooongue journée de voyage
On se lève vers 5h30 et on va s'installer sur le pont pour déjeuner en voyant la côte approcher. On débarque à Marseille à 7h15. De là, un autobus nous fait traverser une bonne partie du port (qui est énorme!) pour nous amener jusqu'à une passerelle. Comme c'est un port international avec des traversées de la Turquie et de l'Algérie, c'est grillagé partout!
On traverse une série de rue pas franchement accueillantes et on trouve un parc où on laisse tomber nos bagages. Je m'endors couchée sur mon sac pendant qu'Aimée veille. Quand je me réveille, ça va un peu mieux. On a pas mal de temps à tuer, car notre train est seulement à 14h04! Aimée va se promener un peu et ramène une pizza. À midi, on se dirige vers la gare et on attend encore. Finalement, on monte dans notre premier train... qui part en retard. On est crevées toutes les deux par notre rhume et le manque de sommeil. Les deux heures et demi sont longues. On dort un peu.
À 17h, on arrive finalement à Narbonne d'où nous devons prendre un deuxième train à 18h17 pour PortBou. Sauf que sur le panneau d'affichage, aucune trace de PortBou ou d'un train à 18h17... Aimée voulait aller à la toilette, mais je lui dis qu'on est mieux de s'informer avant. La fille au guichet dit "Mais qu'est-ce qu'ils ont encore fait? Allez voir à l'accueil." Deuxième personne qui prend tout son temps pour expliquer que le train est annulé et qu'il faut prendre un train pour Perpignan d'où on prendra un bus jusqu'à quelque part en Espagne d'où on prendra un autre train pour Barcelone. Euh... d'accord... Et ce train il part dans...5 minutes! Go!
On se retrouve donc à Perpignan (qu'on ne visualise pas du tout sur une carte!) à attendre un bus. On est près d'une centaine et on croise d'autres Québécoises. Il y a beaucoup de gens parce qu'il y a notre train qui a été annulé et il y a des retards sur d'autres lignes qui ont fait manquer d'autres trains vers l'Espagne. Bref, une foule attend les bus.. qui est finalement UN bus. Là, la pagaille pour entrer dans le bus! En plus, il faut mettre les bagages en-dessous et ne pas se retrouver avec les bagages qui partent sans nous... Ouf! Finalement, quand le bus est bien paqueté avec plein de gens qui ne peuvent pas s'asseoir, avec Aimée dedans et moi dehors, le "chef d'escale" décide qu'il faut faire sortir tous les gens qui sont debout. Imaginez le bordel! Il le fait avec tellement d'autorité que personne ne l'écoute, d'autant plus que beaucoup ne comprennent pas le français. Aimée est finalement celle qui relaie l'information. On voit que son expérience de guide est utile!
On doit donc attendre le prochain bus pour Figueres (on a appris le nom de la destination). Une incertitude flotte à savoir si on pourra vraiment prendre un train pour Barcelone ou si on restera bloquées. Et si on reste bloquées, c'est pour longtemps, car le lendemain est jour de grève en France et jour férié en Espagne!
Le bus arrive à 19h00. On embarque les bagages et on s'assoit. On attend longtemps... Un autre train arrive et le bus se remplit, mais il manque de place! Une grande discussion s'amorce entre le chef d'escale et un garçon resté dehors. Ils font même venir la police! Finalement, quatre personnes restent dehors et le bus part à 19h30 sous les applaudissements de quelques personnes.
On passe la frontière de l'Espagne. Le chauffeur ne sait pas trop où il s'en va, il a une feuille avec des indications qu'il tient sur son volant. Entré dans Figueres, il ne trouve pas la gare! C'est finalement un garçon à bicyclette qui guide le bus jusqu'à la gare. Un train arrive pour Barcelone une dizaine de minutes plus tard. Ouf! Enfin, on sait qu'on se rendra!
Je suis crevée, épuisée. Je me couche sur deux bancs. Je ne dors pas, mais ça fait du bien! Aimée jase avec un Marocain en espagnol. Elle est contente de voir que son espagnol n'est pas trop loin!
On débarque à Barcelone, tout près de la Sagrada Familia, en pleine fête de la San Joan (St-Jean). En fait, on se croirait plus en zone de guerre! Des pétards et des petits feux d'artifice explosent tout partout autour de nous! C'est surprenant... et un peu inquiétant! On est vraiment contentes de finalement arriver chez Cécile, de manger un peu et de se coucher!
Geneviève
samedi 29 mai 2010
Bastia et Saint-Florent (G)
Bus ou train ?
Noté dans mon journal de bord : « On devait prendre le bus pour Bastia ce matin, mais le bus du mardi passait avec l’horaire du lundi (donc 45 minutes plus tôt), parce que lundi était un jour férié, alors on est allées prendre le train, mais le train était un bus pour une partie du trajet parce que les wagons de train étaient trop vieux et qu’ils n’ont pas encore reçu les nouveaux. » Ça dit tout sur cette première étape de voyage !
Une gang de Québécois à Bastia
À Bastia, on devait retrouver Marianne, une amie d’Aimée, qui y passait deux semaines avec un groupe pour un projet de fin de CÉGEP. Midi, heure du rendez-vous. Aucune trace de Marianne. Midi et quart, Aimée aperçoit un groupe de touristes pas comme les autres. Ils ont une caméra et ne semblent pas flâner sur la grande place. Elle croit entendre un accent québécois. Elle s’essaie. « Êtes-vous du CÉGEP St-Laurent ? » Hé oui ! Ils connaissent bien Marianne, mais ne savent pas où elle est. Midi trente, on comprend notre erreur de numéro de téléphone cellulaire et Aimée réussit finalement à lui parler ! Je la vois courir joyeusement jusqu’à l’autre bout de la place ! On va rejoindre son groupe et on se retrouve, huit Québécoises sur une terrasse de la citadelle qui surplombe la mer. Quelle vue ! L’une des filles commande une pizza « Reine ». La serveuse doit encore rire de l’accent ! Aimée et moi goûtons un Mouss’Or, soda qu’on trouve uniquement en Corse, selon la serveuse. C’est une boisson gazeuse aux pommes et au caramel.
Paysage de rêve
Après avoir avalé un énoooorme sandwich aux fromages corses et aux charcuteries corses dans un parc, on prend l’autobus pour Saint-Florent. Embouteillages dans la « banlieue ». Puis, l’autobus prend un chemin sur la droite et monte dans la montagne. Et là, je reste la bouche ouverte durant près d’une demi-heure. Je me sens comme ma mère qui s’extasiait à chaque tournant de la route dans les Rocheuses il y a quelques années. La route serpente à flanc de montagne, à peu près à mi-hauteur. Le vert s’étale vers le haut, vers le bas et partout autour. La lumière du soleil couchant est sublime. Je me sens dans un décor digne de Jamie (les initié(e)s comprendront). Aimée me confirme que ça ressemble un peu aux Highlands par endroits. Wow ! Je referais ce trajet de bus n’importe quand !
Cœur de pirate
Dans ce bus justement, la radio joue Cœur de Pirate. Je pense à Marianne qui l’aimait beaucoup. Puis… « Tes cris défoncent les murs, de notre appartement » Souvenir de Mel et Rose et de leur analyse de cette chanson !
Crème glacée
On arrive au camping. On s’installe sous ce qu’on apprendra plus tard être un eucalyptus. Puis, on se permet un spécial crème glacé et on va la manger sur la plage avant que le soleil se couche… On voit Saint-Florent au loin.
Geneviève