lundi 9 août 2010

Retour en France un peu chaotique

Nous voilà revenues en France depuis déjà un moment, mais nous n'avions pas encore eu le temps de raconter notre retour. Attachez votre tuque, ça n'a pas été facile!

Après une nuit passée à Marrakech à 45 degrés et plus, nous avions quand même hâte de quitter cette ville. Quitter le Maroc nous faisait quand même un pincement au coeur. Mine de rien, on y a fait tout un bout de chemin et on en a appris des choses! Mais le billet d'avion était acheté et, de toute façon, il faut bien repartir un jour. Nous sommes donc parties vers l'aéroport d'où nous avons pris l'avion pour un vol sans histoire. C'est à l'arrivée en France (à Lyon) que ça s'est corsé...

Nous avions vérifié sur le site de l'aéroport et il devait y avoir une navette d'autobus toutes les 20 minutes. Ce qui n'était pas écrit, c'est que cette navette se termine à 23:45. Le temps de récupérer les bagages, il était 12:15... Plus de bus... Hmmm, on fait quoi? On a réservé et versé un acompte dans un hôtel en plus... Pas le choix, on va prendre un taxi... Ce taxi nous coûtera la modeste somme de 68 euros. Au Maroc, on aurait vécu au moins trois jours là-dessus!!! Bobo au porte-feuille!

Le taxi nous dépose devant notre hôtel. Quelques jours plus tôt, on a fait la réservation dans un café Internet mal éclairé. Nous avons inscrit notre arrivée pour le 5 août à 1:00 du matin et c'est pile l'heure à laquelle on arrive. Sauf que la porte est barrée et qu'il n'y a personne. C'est fermé! Ah! il y a un distributeur de clés à côté de la porte. Oups... il inscrit <>. On fait quoi? On est là au beau milieu de la nuit, sans connaître la ville et sans autres adresses... Je me rappelle la promesse faite à Annik de ne pas dormir sur un banc de parc. Sur un parvis d'hôtel, ça compte? Le problème le plus urgent pour Aimée est de trouver une toilette. Elle aborde donc un homme qui arrive en voiture, souhaitant se faire indiquer un resto 24h ou une boîte de nuit. L'homme ne connaît pas le coin, mais dort au même hôtel que nous et a les clés de la porte. Il nous laisse entrer et... on installe tout notre barda dans la salle à manger! On s'installe pour dormir sur nos tapis de sol, par terre, à côté des muffins... Heureusement, il y a aussi une toilette accessible à côté. La belle vie!

Je me réveille au milieu de la nuit avec de gros frissons. Incapable de me rendormir. Un peu plus tard, j'ai un peu mal au coeur. Je vais marcher en rond dehors, sous la bruine pour prendre l'air. Trente minutes, une heure. Je me transforme en somnambule. Je tombe finalement endormie par terre sur le parvis de l'hôtel avec mes souliers pour bloquer la porte d'entrée!

Le lendemain matin, je vais un peu mieux, mais il n'est pas question que je mange! J'ai à peine dormi deux heures. Aimée n'a presque pas dormi elle non plus. Une première femme arrive et nous demande ce qu'on fait là. Il faut attendre la troisième femme, une heure plus tard pour qu'on nous donne une chambre. L'erreur est partagée, car il était écrit en petits caractères sur le site que l'hôtel fermait à 22:00. Quand même, leurs commentaires comme , et ne sont pas très constructifs!

On a à peine le temps de prendre une douche, puis on part rejoindre Tancrède. Je suis fiévreuse (38,2 au thermomètre) et épuisée. On passe près de deux heures très agréables à discuter avec lui, puis je vais faire une sieste pendant que lui et Aimée vont dîner. Dormir me fait du bien et quand je me réveille, plusieurs heures plus tard, je peux envisager me nourrir un peu. Aimée me fait chauffer de la soupe. Ca y est, la fièvre tombe et je guéris. Je suis réparée, ouf!

On peut poursuivre...

Geneviève

vendredi 30 juillet 2010

Aïcha et et Fatima au pays des Berbères

On est maintenant à Nantes et maintenant qu'on a accès à Internet (nos derniers accès à internet pourraient être qualifiées soit de "chaotiques", soit de "limités" !), on essaie de mettre le blogue à jour ! Voici donc le récit de nos escapades chez les Berbères...

Le matin, on avait quitté Le Panard (dont Geneviève vous a déjà parlé), traversé la rivière avec nos monstres de sacs en marchant sur les roches et le petit pont que vous avez vus en photo, sué abondamment sur les marches d'un escalier nous menant 110 mètres plus haut, pour finir par quitter Ouzoud afin de rejoindre Azilal, d'où on allait prendre un taxi vers la vallé des Ait Boughemez. C'est dans les montagnes, plus précisément le Haut Atlas, chez les Berbères.


Ça, c'est le grand taxi qu'on a pris entre Azilal et Tasselant, dans la vallée. Voyez nos sacs sur le toit. Ils étaient accrochés avec de la ficelle. Ça a tenu, ambdoulillah (grâce à Dieu !) ! Je vous rappelle qu'un taxi comme celui-là prend normalement 7 personnes, chauffeur inclus. Oui, vous avez bien lu, 7. Les ceintures de sécurité, n'y pensez même pas, c'est de la science-fiction.

Imaginez de hautes montagnes arides aux flans rocailleux et escarpés, avec très peu d'arbres dessus. Rajoutez des bergers avec leurs troupeaux de chèvres et de moutons et de petits groupes de femmes faisant la lessive. Dessinez une route étroite sur laquelle le grand taxi, contenant 4 Marocains, une Marocaine et 2 Québécoises, s'arrêtait pour .changer les politesses d'usage lors de la rencontre d'autres véhicules...

- Assalam aleykoum ! (paix sur toi)
- Wa aleykoum assalam. (et sur toi aussi)
- Lebes ? (ça va ?)
- Bejer. (bien)
- Ambdoulillah ! (grâce à Dieu !)
- ... (...)

Le gîte qu' on a choisi était entouré d'un petit bout de jardin c ontenant de beaux arbres fruitiers. On était dans le village de Tasselnant, dans la vallée. À notre grande surprise, le fond de la vallée était très vert... En effet, un système d'irrigation efficace y rend possible la culture d'une variété de fruits, légumes et céréales. Dans la vallée, on croise souvent des troupeaux. On aperçoit aussi, souvent, de petites maisonnettes blanches. Ce sont des ruches. La production de miel dans la vallée est importante... et quel miel ! Demandez à Geneviève de vous parler du mélange de miel et de noix de Grenoble (aussi produites dans la vallée) auquel on a goûté dans une coopérative de femmes, je suis sûre qu'un filet de bave va lui couler de la bouche...

Moi, à Tasselnant, juste avant l'orage.

Village dans la vallée.

Bêêêêêêêê !

Pour explorer la vallée, on a décidé de marcher de notre petit village vers Tabant, LA "ville" de la vallée (le dépôt de médicaments est là, l'école des guides de montagne aussi). Sur le chemin, les montagnes, les collines, les cultures et les petits villages dont certains comptent qu'une dizaine de maisons se succèdent agréablement. La route est vivante. La première journée, on y a croisé beaucoup de monde. La deuxième, beaucoup moins, et on ne sait toujours pas pourquoi.

La première journée où on a chaussé nos bottines, on a croisé une femme un peu trop chargée avec ses bassines à lessive après avoir coupé dans un champ. Je lui ai proposé un coup de main, qu'elle a accepté d'emblée. Une trentaine de mètres plus loin (pas long, le coup de main !), elle nous invitait à prendre le thé. Un peu plus tard, en le buvant, elle nous invitait à revenir le lendemain midi pour un tajine ! Saadiya, trouvant nos noms un peu compliqués, nous a donné des noms berbères : Geneviève est devenue Aicha, et moi Fatima ! Notons que Saadiya parlait étonnament bien français. Il est rare que les femmes le parlent, surtout dans les villages. On a quand même appris quelques mots de berbère, qu'on a pu réutiliser par la suite. En mangeant le tajine, elle nous a clairement indiqué que, -inch Allah - quand on reviendra, il faudra venir "à la maison", exit le gîte ! Accuel magnifique et chaleureux... On s'est senties adoptées !

La vallée.

Encore la vallée, vue du haut d'une colline où on s'est offert une grimpette dans les rochers.

Encore, encore la vallée.

Les menus du gîte étaient particulièrement copieux. Il y avait, sans exagérer, pour 6 personnes dans ce qui nous était servi pour 2 ! La soupe du premier soir était mémorable. Splendide harira berbère...














Geneviève attendant le minibus, au petit matin.

En repartant de la vallée, ça faisait déjà un bon 3 semaines qu'on voyageait au Maroc et on n'avait encore jamais vu, entendu ou senti qui que ce soit souffrant du mal des transports. Figurez-vous que, dans la même journée, on en a rencontré à peu près 4 ! Ouf. Tasselnant à Azilal, c'est long, mais avec du monde malade, c'est pire que long. Et quand t'es dans le minibus et que tu réalises que t'es entouré de gens malades, tu ne peux pas débarquer,
parce que t'es en plein milieu de nulle part... Merci au gars qui m'a échangé sa place, je sais pas comment j'aurais
toughé le trajet autrement. Je me suis quand même bouché les oreilles en me chantant des chansons dans ma tête. Avec une Gravol pour prévenir, ça va mieux aussi. Geneviève, elle, s'est défoncé les tympas avec le iPod, pour être sûre de ne rien entendre. Je pense qu'elle n'a même pas réalisé qu'il n'y avait pas une, mais trois personnes malades dans le minibus. Ne lui dites pas, ok ? Ironie du sort, dans le grand taxi qui nous a amenées d'Azilal à Marrakech, juste après le trajet de minibus, le petit gars de 10 ans qui était assis à côté de moi a aussi été malade. Rendu là, je trouvais juste ça drôle tellement c'était ridicule. Par contre, Geneviève, elle, elle a un peu badtrippé. Ça lui a pris la journée pour se remettre du transport. Je lui ai d'ailleurs interdit la lecture de ce paragraphe.

Cela dit, les Ait Boughemez sont fort sympathiques ! Une journée, j'ai pris le thé 5 fois... Ça en dit long sur l'attitude des gens !

Un gars attend pour l'ordinateur de l'AJ. La prochaine fois, je vous raconte la vallée de l'Ourika et le retourd en Occident !

Fatima

Ouzoud

On quitte Marrakech où on a passé une nuit pour partir à Ouzoud. Pour ça, on doit prendre un autobus d'une petite compagnie jusqu'à Azilal, puis un grand taxi jusqu'à Ouzoud. ça s'annonce long et chaud! Pour être certaines de bien se rendre, on se lève donc tôt et on se rend à la gare. On y est à 8:00 et il y a un autobus à8:30, mais il est plein! On devra attendre jusqu'à 12:30 mais, pour une raison obscure, on nous dit qu'on doit se présenter une heure plus tôt. On se trouve donc des choses à faire pour passer le temps. A 11:20, on est là. Quai 18, nous dit-on. Quai 18, nous allons donc. Là, il y a un autobus, mais de façon confuse, on apprend que c'est celui de 3:00 et qu'il faut attendre. Un homme étrange nous dit qu'il nous le dira au moment voulu, que c'est son travail... Faute de mieux, on attend... 15 minutes plus tard, notre bonhomme nous entraîne à l'autre bout de la gare routière. Là-bas, on nous demande 20 dirhams chacune pour les bagages. Quoi?!?!? Normalement, dans les compagnies dites , on paie 5 pour les deux!! Pas moyen de négocier. Qu'est-ce qu'on peut y faire? Refuser et rester au bord du chemin. On paie en sentant qu'on abuse vraiment de nous. Et en entrant dans le bus, qu'est-ce que je vois? Le gars des bagages qui donne 20 dirhams à notre !! On entre dans le bus. Il est plein!! Aimée se trouve une place dans le dernier banc en arrière au fond, mais rien pour moi. Je dois m'asseoir dans l'allée. C'est un comble, ça fait plus de 3h qu'on attendait!! Heureusement, on a un bon samaritain qui se présente. On lui raconte l'histoire des 20 dirhams et il décide de nous en récupérer la moitié. On apprend en même temps qu'on a aussi payé nos billets trop cher. Pas si surprenant, les prix ne sont affichés nulle part et sont donc faits <à la tête (ou la nationalité) du client>... Notre bon samaritain (qu'Aimée a baptisé Bonhomme, comme elle ne pouvait pas prononce son nom) a réussi à nous redonner 20 dirhams, mais ça a donné lieu à un échange verbal musclé qu'il nous a traduit par la suite. En gros, l'autre homme lui disait qu'il faut essayer de soutirer le plus d'argent possible aux touristes pendant qu'ils sont là, qu'il ne faut pas s'intéresser à eux, car s'ils venaient chez nous, on ne ferait que les ignorer... Il a aussi accusé Bonhomme de travailler dans son intérêt. Joyeux!


Même si le trajet avait très mal commencé, j'ai apprécié la suite. Pendant qu'Aimée jasait avec Bonhomme, j'ai discuté avec mon voisin et ça a fait passer le trajet très vite. C'était un jeune étudint en littérature anglaise du début de la vingtaine. On a parlé de sa vision du couple, de la condition des femmes, de l'histoire du Maroc. C'était vraiment intéressant d'entendre son point de vue et il acceptait d'entendre le mien. Nous n'étions pas d'accord, bien sûr, mais ce n'était pas le but!


Un peu plus tard, l'autobus s'est transformé en hammam roulant... Aimée n'a pas apprécié! Heureusement, grâce à mon voisin, nous avons pu descendre un peu plus tôt, à l'intersection de la route d'Ouzoud. De là, nous avons partagé un taxi.


Une fois arrivées, un des gars du taxi nous a proposé de nous aider à trouver où nous voulions aller. Nous avons refusé poliment et gentiment. Mais il nous a suivies! Il insistait pour qu'on prenne son chemin qui ne correspondait pas du tout à la description du Routard. Il est devenu agressif en singeant nos et a insulté Sarkozy, nous croyant Françaises. Nous somms parties en sns inverse, croyant l'avoir semé. Ce n'était pas non plus la bonne direction. Aimée est allée demander le chemin à un homme, mais notre tortionnaire s'est interposé et a encore tenté de nous entraîner! Il faisait affreusement cheud, on avait envie et Aimée était vraiment découragée... On se sentait prises au piège. Et puis, j'ai vu deux touristes au loin. Ce sont finalement eux qui nous ont montré le chemin. On a descendu ce lon escalier pour arriver en bas de la cascade...
La cascade d'Ouzoud est vraiment très belle, mais ce n'est pas
vraiment serein. Il y a énormément de touristes, surtout des Marocains qui viennent se baigner et fêter. Il y a des dizaines et des dizaines de campings et de petits restos. Mais nous voulions aller de l'autre côté, plus au calme. Il a donc fallu traverser la rivière. Comment? Voyez lers photos et imaginez-nous y passer avec nos deux sacs chacune et beaucoup plus de monde!











Cette dernière photo, c'est le chemin qu'on a emprunté, à bout de forces et de patience... Nous sommes finalement arrivées au camping Le Panard où Aimée s'est laissée choir sur un fauteuil et a fondu en larmes. On a passé l'après-midi juste à relaxer et à décanter. Le propriétaire était vraiment gentil et un peu papa, lui aussi. J'ai dit à Aimée qu'elle aurait réveillé n'importe quel coeur de père à ce moment...


Ce soir-là, on a très bien mangé à la lueur des chandelles (pas d'électricité). Moment magique. Puis, on a dormi sur la terrasse. On voyait quelques étoiles et la lune. Photo de notre terrasse.



Le lendemain latin, on est parties marcher le long de la rivière (en aval). Il y avait encore des petits restos et campings même si ça pasait seulement à pied.


Il faisait chaud, aussi en avons-nous profité pour nous arroser un peu! C'était agréable et beaucoup plus relax! Nous avons continué jusqu'à un endroit appelé la grotte des singes. Nous n'avons pas vu de singes, mais la grotte était impressionante.







Nous avons aussi vu ce que j'ai appelé des moutons laveurs!







En retraversant, il a fallu payer le passage d'un petit pont! Aimée a négocié d'acheter un Fanta refroidi à l'eau de la rivière! Voyez sur cette photo d'elle (il faut chercher un peu).











Plus tard, le soir, nous avons vu des singes. Nous en avions déjà vu à Azrou mais cette fois, c'était différent. Ils semblaient plus troublés, plus agressifs, moins en forme. Ils mangeaient du plastique aussi... Nous avons trouvé ça triste.




Le hammam

Essaouira, le premier soir. On vient de se taper une loooongue journée de transport. Le matin, on était parties très tôt de Casa pour prendre un bus. Beaucoup d'attente et très long trajet. Le dîner, pris dans le bus; avait consisté en un pain et une conserve de keftas (boulettes) de sardines, partagés à deux. J'avais besoin d'une bonne douche avant de me coucher. Je m'en vais donc la prendre. C'est occupé ( comprendre : LA douche de notre étage d'hôtel miteux est occupée). C'est long. Je pense que le gars qui est en train de se laver se savonne 3 fois partout tellement c'est long. Je retourne même à la chambre pour dire à Geneviève que c'est don' ben long... , me dit-elle. Je retourne faire le piquet devant la porte. Le gars finit par libérer la douche. Yeah! Je rentre, m'installe, ouvre l'eau... Hem... J'ouvre les robinets au max et je découvre que la douche, c'est un mini, super mince filet d'eau... Ok... On va oublier le shampooing pour ce soir. (C'est pour ca que cétait si long!) En revenant à la chambre:

Du Routard, on a choisi un adresse , suffisamment clean et fréquentée par du vrai monde. On s'y est rendues le lendemain, mi-excitées, mi-nerveuses. Le hammam, c'est le truc marocain très typique et mythique , mais qu'obn ne sait pas trop comment ca marche...

Arrivées là, une femme à qui il manque quelques dents (normal ici) nous accueille dans un francais à peine moins limité que mon arabe. On (pense qu'on) s'entend pour deux entrées, en plus d'un gommage au savon noir pour moi. Pas de massage, on est ici pour se laver et pour le trip de rentrer dans un hammam. On enlève nos vêtements. On avait nos maillots en-dessous, vu que le Routard conseillait d'y aller en maillot la pre,ière fois, histoire d'être plus à l'aise. La femme qui me fera le gommage ne garde que ses bobettes.Au hammam, il y a des heures d'ouverture séparées pour les femmes et les hommes. Lors de notre passage, la plupart des femmes sont en bobettes, certaines sont totalement nues. Entre le voile porté en public et le hammam, tout un monde de différences! Les femmes discutent autant qu'elles se lavent. Aujourd'hui, les maisons sont, en règle générale, équipées de sanitaires, mais les gens vont encore aux bains, signe qu'ils ne servent pas qu'à se laver.

Dans le hammam, il fait chaud. Les plafonds sont relativement bas et l'air est chargé d'humidité. On suit la femme, qui nous amène dans une des deux ou trois salles. Elle nous fait asseoir, remplit quelques seaux d'eau bien chaude - bonheur! - et revient nous asperger abondamment. On se sent newbies, on se laisse faire. Elle prend ensuite le savon noir (sorte de pâte noire) parfumé à la fleur d'oranger et me gomme l'ensemble du corps avec, à la main. C'est rapide. Elle entreprend ensuite de gommer Geneviève, qui avait pourtant dit qu'elle voulait juste se laver. Tant pis, ou tant mieux, elle sera gommée elle aussi! La femme nous laisse sécher là quelques minutes, remplit des seaux d'eau pendant ce temps-là et en profite pour nettoyer le plancher. Elle revient et entreprend de me dégommer au gant de cuir. Ayoye! Ca fait mal! , se moque Geneviève. La femme rit de moi. Moi aussi je ris. J'ai l'impression qu'elle me passe du papier sablé sur le corps... Ca décape! En fait, c'est ca le but du gommage: enlever les peaux mortes et nettoyer l'épiderme en profondeur. Le sul endroit ou le gant de cuir fait du bien, c'est dans le dos... Ah... Ca, c'est le fun... Geneviève y passe aussi et trouve que je suis vraiment p'tite nature parce que . On se fait bien asperger après le gommage pour enlever les rouleaux de savon et de peaux mortes. Il ne nous reste plus au'à nous laver les cheveux avec les chaudières d'eau mises à notre disposition. L'eau coule partout et c'est pas grave; murs et planchers sont carrelés et faits pour ca.

On a , à ma demande, l'autre salle d'eau du hammam, celle ou se trouvent les réservoirs d'eau chaude et froide. Pendant qu'on se rhabille, deux enfants nous espionnent dans un cadre de porte. Je trouve ca drôle. Je me dis qu'ils ne doivent pas souvent voir des fesss aussi blanches...

Le hammam, gommage compris, nous a coûté 60 dirhams chacune (un peu plus de 6 dollars). Là-dessus, le gommage en coûtait 50. Si jamais vous allez au Maroc, y'a pas d'excus pour manquer ca: y'en a partout et ca coute presque rien, surtout si vous voulez seulement vous laver. Assurez-vous quand même d'en choisir un qui soit bien entretenu.

Le bien_être en sortant, pouvez-vous imaginer? J'avais l'impression que ma peau respirait, je me sentais tellement légère... C'est encore mieux que sortir dehors après 80 longueurs de piscine. Et on ne pue même pas le chlore!

Aimée
(gracieusement tapé par Geneviève)

vendredi 23 juillet 2010

Essaouira en photos

Voici quelques photos d'Essaouira où on a passé deux jours. C'est une ville marocaine sur la côte atlantique. C'est très touristique, mais ça nous a permis de relaxer, de remplir nos sacs de souvenirs et de manger de la nourriture excellente!





En arrivant, pemière différence avec le reste du Maroc: il fait frais et même froid! Voici une photo d'Aimée prise sur la terrasse de notre hôtel. Et pour faire exprès, dans le bus vers Essaouira, j'ai oublié mon coupe-vent! Bah, c'est le premier oubli du voyagem c'est pas si pire...







Un gentil marchand de tapis (il y en a tellement ici, des marchands et des tapis!!!) nous a fait essayer un foulard touareg comme portent les hommes du désert.




Le coucher de soleil à partir de notre terrasse. Il a fallu que j'insiste beaucoup pour qu'Aimée, congelée, reste jusqu'à ce moment magique!



Petite ballade dans le port.



J'avais enfin les cheveux propres grâce à notre visite au hammam. Ça, je crois que je vais laisser Aimée vous le décrire...



Aimée qui s'amuse à imiter les goélands...





Un bateau qui rentre au port. Il est bien escorté!






Aujourd'hui, on est allées se promener le long de la plage étonnament très propre. Les dromadaires y côtoient les véliplanchistes dans un mélange assez surprenant! On s'est fait proposer au moins 8 fois un tour de dromadaire!




Demain, on quitte Essaouia pour Marrakech (une nuit), puis on part dans les montagnes. Il est possible qu'on n'ait pas accès à Internet là-bas pour environ une semaine. Ne soyez donc pas inquiets si vous restez quelques temps sans nouvelles.
À bientôt,
Geneviève

mercredi 21 juillet 2010

Geneviève contre des chameaux

Hier après-midi, on était à Casablanca. On magasinait dans le quartier des Habous. On ne fait pas ça souvent, magasiner. Bref, on marchait entre les étalages de cossins et de gugusses, les théières (j'en ai maintenant une belle avec laquelle je servirai du thé à la menthe en revenant, maintenant que je sais comment le faire !), les plateaux, les sucriers, les "boîtes magiques", les lampes, les tapis berbères, les tapis de Ouarzazate et tous les autres, la céramique de Fes, la céramique de Safi et la céramique de Marakech, les babouches, les luths qui sonnent aussi faux qu'ils sont décoratifs, les bijoux, les vêtements, etc. Geneviève s'était décidée pour un beau coussin berbère bleu. C'est elle qui marchande. Elle est meilleure que moi. Le vendeur a essayé de lui en passer une vite, mais, pour une fois, on était au courant des prix. "Oulala ! Elle est dure en affaires !", trouve le bonhomme de 40-50 ans. Ça sent le compliment, croyez-le ou pas. À la fin de la transaction, le bonhomme me demande : "Combien de chameaux pour elle ?" "Non !! Y'en est pas question !!" Ça, c'est ma première réaction. La deuxième, reprenant mes esprits, c'est : "Woah... Ça marche pas, ça !! C'est pas un objet ! Elle a sa volonté propre, c'est pas avec moi qu'il faut dealer ça, c'est avec elle... " Oulalalala... Geneviève pogne, c'est le moins qu'on puisse dire...

Casa, c'est une grosse ville. On y trouve nettement moins de femmes voilées qu'ailleurs dans le pays. Il y a des chats partout. J'ai ai même vu un, mort, sur un trottoir, j'en ai été revirée pour une demie-journée... "P'tit coeur sensible", comme dit Geneviève. Dans une partie de la ville où sont concentrés les magasins de tissus, on se sentait un peu comme sur le bouleverd Saint-Laurent, entre Crémazie et Sauvé. Y'a des riches, y'a des pauvres, et le contrastes entre les deux est plus que saisissant. Le précédent roi du Maroc, Hassan II, a ordonné la construction de la mosquée qui porte son nom en 1987. La construction en a été achevée en 1993. La mosquée, dépendamment des critères qu'on utilise, est le 2e ou la 3e plus grosse du monde, la plus grande étant celle de la Mecque et l'autre, celle de Médine, toutes deux en Arabie Saoudite. Hassan II est une des rarissimes mosquées marocaines qui se visitent . Des visites guidées sont organisées 3 fois par jour, en plusieurs langues européennes différentes. Avec des Néerlandais, des Allemands, des Danois, des Américains et des Polonais, on a donc été instruites sur la quantité de marbre, de bois de cèdre, de titane et de verre vénitien requis pour la construction du bâtiment. On a visité quelques sections différentes. La mosquée est bâtie en partie sur l'océan Atlantique, en référence à quelque chose qui est écrit dans le Coran et que j'ai malheureusement oublié de noter. 200 personnes travaillent quotidiennement a nettoyer la place. Inutile de dire que c'est vraiment clean. L'ensemble nous a donné l'impression d'une mosquée pour touristes. Puisque c'est une des rares qu'on peut visiter, je suppose que c'est effectivement un mosquée pour touristes.

Quand on ressort de la mosquée, le contraste de tout son faste avec le bidonville d'à côté fait vraiment malaise. De la rampe qui s'allonge de la mosquée vers la mer, des garçons font des plongeons téméraires dans des bassins d'eau salée. Casablanca, c'est aussi des extrêmes qui cohabitent.

Moment fort agréable de notre passage à Casablanca : rejoindre Caroline à la gare et aller ensuite à la Bodega, resto-bar espagnol où on se sent, l'Espagne de quelques heures, totalement ailleurs. Joli lapsus : je voulais plutôt écrire : "l'espace de quelques heures"...

Sur ce, on s'en va profiter d'Essaouira ! Dans une partie de la ville, pas de voitures... yeah ! Vous imaginez pas à quel point ça fait du bien après Casa et la fumée bleue qui sort des pots d'échappement des scooters, motos, mobylettes et voitures antiques. Notre hôtel est miteux, une fois de plus, mais diablement pas cher et pourvu d'une terrasse superbe, donnant sur l'océan. Faut savoir faire des choix ;)

À la prochaine !

Aimée

lundi 19 juillet 2010

Mon Maroc

Pour faire suite aux nombreuses fois ou on fait référence a la chanson:
http://www.jeanfrancoislessard.com/?page_id=15

Vous pouvez écouter la chanson là -c est la 10e sur Utopia- et en profiter pour découvrir l artiste.

A&G