samedi 10 juillet 2010

Photos bleues

Ce matin, j'ai fait ma première séance de photos marocaines. Pour se promener avec mon bébé dans les mains, il faut quand même que je me sente en sécurité, et suffisamment relax, ce qui n'était pas le cas à Tanger. Mais ici, je ne pouvais pas passer à Côté. Chefchaouen est une ville peinte en bleue. Dans la médina (la vieille ville), il faut se promener dans les ruelles pour en apprécier toutes les teintes, les jeux de formes, de couleurs et d'ombres. En plus, les gens qu'on y a croisés, loin du centre touristique ont été tellement sympathiques (bon, suffit qu'ils n'insistent pas pour nous vendre quelque chose et on les trouve TELLEMENT gentils!). Voici donc un extrait de ma première séance de photos marocaine.

Ruelle (étroite!)













Ça, c'est un cadeau pour Maman Poule qui voulait savoir de quoi les chats avaient l'air au Maroc! On en a vu beaucoup, tous très différents dont des chatons out mignons. Mais celui-là, il est spécial. Il a amadoué Aimée. Vous voyez son petit air mignon... Qui pourrait résister? Surtout qu'il lui touchait délicatement la jambe avec sa patte... Elle a donc fini par lui donner une bouchée d'aubergines que le chat a dévoré, à la grande surprise d'Aimée qui pensait plutôt lui montrer que ce n'était pas bon pour lui!




Un âne chargé de bouteilles de Coca-Cola!




Les montagnes du Rif. Chefchaouen est en montagne, à une altitude de 600 m. On voit aussi un (petit) échantillon de boutiques pour touristes. C'est très coloré!
Geneviève

Qu'est-ce que vous avez dit ? Choc culturel ?

Chers lecteurs de notre blogue,

Ha la la la... La journée d'hier a été dure ! Ça avait pourtant bien commencé : on quittait cet hôtel tranquille et à l'accueil gentil, mais aux planchers sales, aux draps douteux et à la salle de bain jamais propre. On a acheté un pain et une bouteille d'eau avant de prendre le bus pour Chefchaouen. Contrairement à beaucoup de trajets de bus effectués en Corse ou en Espagne, je n'ai pas eu le mal des transports, même si on a été assises dans la dernières rangée de sièges en arrière pendant une bonne partie du trajet. Cool, n'est-ce pas ? Geneviève en a été heureuse. En arrivant à Chefchaouen, j'ai même vécu ma première expérience de toilettes style "trou dans le plancher avec petit robinet pour te nettoyer les mains une fois que t'as fini" de façon relativement sereine. Qui l'eût cru ?

Jusque là, ça va bien, n'est-ce pas ? Ça va même très bien... Là où ça se corse (ou ça se "marroque", peut-être ?), c'est quand on a nos packsacs sur le dos et qu'on cherche notre chemin vers l'hôtel. Il fait 42 et la ville est en pente. On monte. Ajoutez des rabatteurs plus qu'insistants et des chasse-touristes collants. À l'un d'entre eux, j'ai dit : "Ça suffit !" d'une façon très bête. Il m'a répondu par une insulte : "Saloppe !". De toute ma vie, on ne m'avait encore jamais lancé ce mot-là. Les rabatteurs, les chasse-touristes et les jeunes hommes qui veulent beaucoup trop être ton ami, on en a subi à la pelletè à Tanger. Notez que j'avais des pantalons longs d'un brun-beige Parc Canada¸ un chapeau de paille puant de sueur et un t-shirt pas moulant. C'est tout sauf sexy et aguichant. On voit régulièrement des touristes nettement moins habillées que ça... Enfin.

Hier après-midi, je filais vraiment pas. Rien à voir avec la bouffe, l'eau ou l'hôtel (impeccablement propre, au personnel très gentil et à l'allure sympathique). Je me sentais juste pas bien... Geneviève a fini par me traîner sur une terrasse pour prendre quelque chose en profitant de la musique du Festival Alégria de Chefchaouen. Excellente idée. Entre nos jeux de rébuts, le fanta, le thé à la menthe, l'eau fraîche et le biscuit au sésame, ça allait déjà mieux. On s'est plus tard dirigées vers le café internet. On n'y est finalement pas allées, s'étant arrêtées à une boutique et y ayant passé beaucoup, beaucoup de temps. On y a rencontré une femm0 anglophone (à l'accent, nord-américaine), qui voyage depuis déjà 5 mois avec son coinjoint. Ils sont partis pour 1 an. Je lui ai demandé ce qu'ils avaient fait au Maroc jusqu'à maintenant, comment ça se passait, ce qu'elle avait préféré. On a aussi parlé des rabatteurs et de la difficulté que j'ai à composer avec. La conversation s'est finie sur une note très positive. Son expérience du Maroc s'est avérée globalement très agréable jusqu'à maintenant (ça fait 3 semaines qu'elle et lui sont au Maroc). Pour les rabatteurs, apparemment, il faut juste essayer d'ignorer et ne pas se laisser démonter le moral. Le gars de la boutique a ajouté son grain de sel. Il disait que certains hommes lancent parfois des insultes, mais que ça s'arrête toujours là. Ses commentaires allaient dans le même sens que le Routard : les rabatteurs ne sont pas dangereux, même s'ils peuvent se montrer verbalement aggressifs et particulièrement grossiers.

Qu'à cela ne tienne, on va se donner une chance d'essayer d'apprécier l'endroit. On commence à comprendre que les rabatteurs se tiennent près des lieux de transit (gares routières, ports, etc.) et sur certains axes fréquentés et re-fréquentés des touristes, comme les entrées des médinas. C'est leur gagne-pain : essayer d'attrapper quelques touristes, jouer les pseudo-guides et ramasser quelques dirhams. Je suppose que ça fera partie de l'expérience...

Ce matin, on a marché dans les petites rues bleues de la ville, où relativement peu de touristes semblent aller. Les gens sont beaucoup plus sympathiques. On a échangé des sourires et des bonjours. J'en étais presque émue. C'est dire à quel point nos contacts avec les gens d'ici sont dominés par la nature commerciale des échanges. On s'est retrouvées près de l'endroit où les femmes lavent le linge. C'est un point de la rivière qui a été aménagé avec des lavoirs et une plateforme de béton laisser de grands morceaux se rincer à l'eau courante. Les femmes y posent aussi leurs bassines. Certains y vont en famille. On a vu un homme faire faire "l'avion" à une petite fille dans l'eau. Ça fait du bien d'entrevoir le quotidien ordinaire du monde. Une excellente promenade...

Bref, le choc culturel : celui auquel je m'attendais, c'est par rapport aux conditions de vie. Non, les gens ne sont pas riches et on a entrevu, du bus, des quartiers qui ressemblent à des bidon-villes, mais bizarrement, c'est pas ça qui m'a causé un choc. Mon choc, c'est comment je me sens parfois traitée comme femme étrangère.


Let's give Morroco (and myself) a chance.


Aimée, en apprentissage de la vie

14 kilomètres

Dans le détroit de Gibraltar, 14 kilomètres séparent l'Espagne et le Maroc, l'Europe et l'Afrique.

Le dernier soir à Tarifa, on s'est installées sur une place pour regarder les lumières marocaines à l'horizon. On était fascinées de se dire qu'on y serait le lendemain. Comme dans une chanson de Jean-François Lessard: ''L'Occident rêve d'une plage, de chameaux d'épices et d'enfants''... De ce côté du détroit, c'est un peu ça qu'on a dans la tête...

Puis, on passe de l'aute côté du détroit, de l'autre côté du miroir. Environ une heure et le bateau nous débarque dans une autre ville. De loin, pas tellement de différence. Peut-être un peu plus gris.

Quelques heures plus tard, nous sommes installées sur les ''tombeaux phéniciens'', d'anciennes ouvertures dans la roche qui sont maintenant remplies de déchets. C'est un endroit tranquille avec une vue qui embrase le détroit jusqu'en Espagne. De nombreux Marocains y sont installés aussi simplement pour regarder. Et de là, de l'autre côté du détroit, même si la vue sur la côte opposée est visuellement semblable, le ressenti est complètement différent. De la même chanson que tantôt (Mon Maroc) ''Les grands rêvent de l'Occident''. Assise là, je vois ce que contemplent les Marocains avec un mélange d'envie et de frustration. Je les vois regarder les bateaux passer d'un côté à l'autre. De l'autre côté, c'est la promesse d'un monde meilleur, grandement idéalisé, inaccessible. Et voilà que nous on a traversé tranquillement en bateau, mine de rien, et qu'on vient les observer, eux et leurs paysages et monuments pour quelques semaines. Pour nous, voir l'Espagne, c'est rassurant, ça nous rappelle qu'on retrouvera l'Occident dans peu de temps. Pour eux, c'est un mirage.

14 kilomètres d'eau, de vagues, de vent...
Tellement proche, et tellement loin à la fois...

Geneviève

mercredi 7 juillet 2010

Arrivée à Tanger

Nous voilà donc à Tanger !

Dans le bateau, on a fait étamper nos passeports pour rentrer au Maroc. En descendant, nombreux sont les chauffeurs de taxi qui proposaient leurs services, les serveurs de resto qui voulaient nous faire manger (et payer) quelque chose...

On a rapidement trouvé notre hôtel, où on a pu déposer nos choses et s'asseoir tranquilles. Première mission, accomplie : sortir des dirhams ! Deuxième mission : trouver un ordinateur pour donner des nouvelles à Maman Poule et compagnie ;) Prochaine mission : s'en aller dans un café cool d'où on devrait avoir une belle vue du détroit de Gibraltar et où on devrait pouvoir prendre un thé à la menthe (n'est-ce pas, Catherine ? ;)

La chaleur est plus suportable qu'à Cordoue, même si là je suis en pantalons et qu'à Cordoue j'étais en shorts.

À la prochaine !

Aimée

mardi 6 juillet 2010

À la pointe de l'Espagne

Nous avons survévu à nos lits précaires de l'auberge de jeunesse. Le voyage en train et en autobus s'est très bien passé. Nous avons vu de loin le rocher de Gibraltar. Autre curiosité: pendant une partie du trajet, tous les poteaux électriqus étaient recouverts de nids de cigognes! C'était assz rigolo!

Nous voilà donc arrivées à Tarifa, ville à la pointe de l'Espagne. Ici se croisent la Méditerrannée et l'Atlantique. Première constatation en descendant: on ne pourra pas garder nos chapeau! Je crois que c'est le vent le plus fort que j'ai vu de toute ma vie. Il vente à écorner les boeufs, à défriser les moutons... Aimée a peur de s'envoler et a du mal à marcher dans les rues! Moi, je m'amuse. J'ai toujours aimé le vent... Plus tard, sur la plage, le vent charrie des milliers de grains de sable et nous oblige à fermer les yeux, ou à marcher de reculons! Il faut se battre contre lui, mais pour moi, c'est un jeu! Il paraît qu'un tel vent est quand même inhabituel...

De Tarifa, normalement, on aperçoit nettement la côte marocaine. Les photos de cartes postales sont magnifiques. Malheureusement, la température inhabituelle ne permet que de deviner des silhouettes de montagnes... On verra bien demain! Car c'est demain qu'on traverse! 35 minutes pour parcourir les 14 km qui séparent Tarifa et tanger. S'il vente autant, ça va brasser!!

Tarifa est une petite ville très différente des villes espagnoles que nous avons visité précédemment. Ici, nous avons l'impression de nous fondre dans la masse. Reconnue pour ses plages et ses vents, Tarifa est une ville de surf. Il y a des boutiques et des écoles de surf et kite-surf (avec un cerf-volant) à tous les coins de rues! C'est donc une ville touristique, mais d'un tourisme différent. Les touristes sont jeunes, relax, hippies, à des lieux des gens guindés et habillés plutôt chics qui déambulaient dans les rues piétonnes bordées de boutiques de vêtements et de bijoux à Grenade, Cordoue et Barcleone. L'ambiance me rappelle un peu Utila (Honduras) où j'ai pris mes cours de plongée il y a 3 ans. Là-bas, c'était la plongée qui attirait les backpackers de partout. Ici, ce sont les plages et le surf. C'est vraiment cool!

Maman et papa, j'ai vu que vous étiez enfin partis. On vous souhaite un très beau voyage!

Commentaire d'Aimée à la lecture des commentaires ce matin: nos mamans sont accros à notre blogue! ;) Ça nous fait bien plaisir!

Geneviève

lundi 5 juillet 2010

Vivons heureux, vivons cachés... du soleil !

Il paraît qu'une canicule plane sur le Québec, en ce moment même (merci Facebook pour les mises à jour de mes amis). Vos températures de l'autre bord de l'Atlantique ressemblent donc probablement à ce qu'on a ici. Je compatis donc à l'ébullition de votre sueur lors des grandes chaleurs d'arprès-midi et vous lance ce "Vivons heureux, vivons cachés... du soleil !" en guise de bonjour.

C'est hier qu'on est arrivées à Cordoue. Oh qu'il fait chaud... Je ne mets même pas de point d'exclamation, parce que, sous cette chaleur, on devient amorphe. Inutile, donc, de dépenser de l'énergie en exclamations inutiles. Si je parlais, je ne vous dirais même pas cela, de la salive gaspillée...

Hier après-midi, on a pris, moi un demi litre d'eau (la sangria prise à Grenade m'a appris que, même si la sangria, c'est vraiment très bon, la taille des verres n'est pas adaptée à la capacité d'absorbtion de l'alcool de mon petit corps - je me tiens donc à l'eau) et Geneviève un vino de primavera (limonade + vin rouge) avec 4 autres Québécois sur une terrasse. Sympathique moment, merci à Myriam, Maude, Clément et Danielle ! On vous verra ici, sur le blogue, n'est-ce pas ? On était vraiment seuls sur la terrasse, à partir d'une certaine heure. Même le serveur était rentré chez lui se cacher du soleil...

Vers 19 heures, toujours personne en vue en ville. Córdoba avait l'air morte. Même les chats, qu'on trouve souvent couchés quelque part, on ne les voyait pas. Nous, on a décdidé de manger (un spag avec de la sauce en canne, je sais, vous bavez tous d'envie). J'avais vraiment pas faim. La chaleur avait vraiment estompé, voire annihilé toute sentation étrangère à celle de soif et de chaleur. Mangé m'a quand même fait du bien... beaucoup de bien, même !

C'est vers 20-21heures qu'il faut sortir... Les gens soupent vers 21heures. Là, la ville retrouve son monde et les rues, une temprérature plus décente (descente, pour le mauvais jeu de mots). Les places sont remplies de gens qui bouffent des tapas en prenant un verre et en grillant des cigarettes. Bref, c'est l'Espagne et sa vie nocturne.

Ce matin (comprendre : avant que le soleil tape), on a visité la Mezquita-Catedral. Entre les bruits de zamboni (pour le nettoyage-cirage des planchers), le gardien de sécurité avec son attirail de matraque, gun, ceintur de balles et menottes qui geulait quelque chose à une femme de ménage au sujet d'un serrure, d'autres gens qui montaient bruyamment un stage et les touristes qui ne regardaient qu'a travers la lentille de leur appareil photo, ouf... Dur de trouver sa place et de trouver plaisir à être dans ce lieu. La Mezquita de Cordoue était à l'origine une mosquée bâtie sur les ruines de lieux de cultes plus anciens. Quand Cordoue a été repreise par les Chrétiens au XIIIe siècle, la Mezquita a été convertie en Cathédrale au lieu d'être détruite. Dans le dépliant de l'évêché, disponible sur place, on explique qu'un "processus de purification" a permis de "convertir chaque pierre de l'enceinte en un lieu consacré au Christ". J'aime beaucoup comment le dépliant est écrit. C'est magnifiquement instructif sur les vues du diocèse par rapport à la Mezquita et les fois de confessions autre que chrétiennes. C'est également très instructif sur la vision que l'Église a du rapport art-religieux. Si un jour j'ai besoin d'un projet multi-disciplinaire anthropologie-histoire de l'art, la Mezquita, il faudra que j'y repense...

Pour se remettre de notre déception (en effet, je n'ai pas trouvé la quiétude sacrée que je trouve souvent dans les lieux de culte), on est allées sur une terrasse pour s'initier aux chocolate con churros. Ce sont des tiges de pâte un peu sucrée et un peu salée frites et ayant sensiblement la même forme que les rubans roses contre le cancer du sein, imaginez-les seulement plus gros (copyrights de la comparaison : Geneviève). C'est servi avec une petite tasse de chocolat liquide, dans lequel on trempe les churros. C'est très bon.
*Si vous voulez en savoir plus sur les churros et voir une photo: http://www.saveursdumonde.net/recettes/churros/

On s'en va maintenant manger des tapas.

On (Geneviève) va mettre des photos de la Mezquita un peu plus tard aujourd'hui.

À la prochaine !

Aimée


Ajout de Geneviève plus tard, avec la photo:

Les tapas étaient bons. En fait, des tapas, ça peut être n'importe quoi, mais en petite portion à partager. C'est ce qu'on a essayé ce midi pour la première fois (en fait il y en a eu une précédente, mais c'était dans un resto asiatique). C'¡était cool!

Après, on est venues faire une sieste...

C'est fou la différence que ça fait! J'ai tellement moins chaud qu'hier, je ne me sens plus écrasée, fondante, inadaptée et amorphe... Pourtant, il fait 40! Faut dire qu'hier, le choc thermique ne devait pas aider non plus... C'est encourageant pour la suite du voyage!

Je suis aussi impressionnées par notre habileté linguistique (celle d'Aimée n'est pas si surprenante, mais la mienne un peu!). On se débrouille très bien en espagnol même si on ne l'avait pas parlé depuis plusieurs années. Ce n'est pas parfait, bien sûr et on se fait parfois taquiner un peu, mais c'est très fonctionnel. Ce matin, j'ai même aidé un garçon français qui cherchait désespérément comment dire "check-out" en espagnol! Le temps qu'il me le demande, la fille de l'accueil a capté le mot et lui a répondu. Des fois, il faut juste essayer!

On va probablement avoir une chambre de 5 pour nous toutes seules ce soir. Pourquoi? Quand on est arrivées, il y avait déjà un lit de brisé. Et ce matin, un autre a fait CRAC! Bilan: il reste 3 lits dont deux (ceux du haut...) sont occupés par Aimée et moi. Un peu effrayant, mais quand même, on a payé (pas cher du tout!) pour une chambre de 5 et on a une chambre de 3!

Geneviève

dimanche 4 juillet 2010

Terre de contrastes

J'imagine qu'on peut qualifier ainsi la plupart des pays du monde. Des contrastes, il y en a partout. N'empêche, c'est ainsi que j'avais envie d'intituler ce message!

Je vais devoir faire court, quelqu'un attend pour l'ordinateur...

J'avais surtout envie de vous parler de Capileira, un village où nous avons passé les deux derniers jours. Photo trouvée sur Internet, car je n'en ai pas prise de loin et c'est ce qu'il faut pour visualiser l'emplacement exceptionnel...

/www.caingram.info/Spain/Pic_htm/capileira.htm

Voilà! Est-ce ainsi que vous imaginiez l'Andalousie? Moi pas! Il s'agit d'un village perché dans les montagnes à 1400 mètres d'altitude. Les maisons sont toutes blanches et serrées les unes sur les autres. On a trouvé une petite auberge avec des chambres coquettes. On était très bien installées. Le premier soir, on a goûté à la cuisine de la place. J'ai enfin pu goûter au FAMEUX jambon espagnol. Il y en a accroché partout dans les boutiques et les épiceries, des cuisses de jambon géantes à 50 euros pièce! C'était bon, mais ça reste de la charcuterie, comme dit Aimée!

Le lendemain matin, on s'est réveillées au son de la pluie... On en a profité pour relaxer tranquillement. Et l'après-midi, on est allées marcher dans ces montagnes. C'est grandiose! Il faisait frais et ça, ça faisait du bien! C'était encore fleuri dans les montagnes. On s'est un peu perdues, mais moi j'ai beaucoup aimé me perdre et flâner dans les champs! On a vu des mouflons. Un peu partout, il y avait des petites cascades, sources, ruisseaux, dont certains canalisés par l'homme depuis le Moyen âge selon ce qui était écrit... J'ai vraiment aimé ce moment, qui est un de mes plus beaux du voyage pour l'instant!

Ce matin, on s'est levées très tôt pour aller prendre le bus. Il faisait froid et on a dû mettre un coton ouaté. On est arrivées à Cordoue ce midi. Il fait tellement chaud, ça n'a pas de sens. 38 au thermomètre, mais même assises à rien faire, c'est pénible! C'est ça, mon fameux contraste! Le voyage en train aussi qui alterne entre les montagnes et les champs cultivés, les kilomètres sans maison et les villes densément peuplées...

On a décidé de partir plus tôt au Maroc. Encore deux jours ici, puis on file vers Tarifa et, de là, Tanger.

Hier, on a fait nos comptes de mi-voyage. Ça va très bien!

Geneviève