Hier matin, on a quitté Barcelone pour Madrid, où j`ai pu profiter de l`arrêt pour aller au Museo del Prado. C`est un énoooooooooooooooorme musée, avec plusieurs étages de peintures. Les plus récentes sont du XIXe siècle. J`ai passé un très agréable deux heures à explorer les galeries. J`ai vu Las Meninas*, de Diego Velasquez, dont on n`arrête pas de parler dans mes cours. Côte à côte ave les d`autres peintures de son époque, Las Meninas tranche par son côté moderne. En classe, je ne comprenais pas pourquoi celle-là était moderne. Maintenant, si. À côté des nobles à cheval (sur les destriers autant que sur leurs privèges), les Ménines sortent du lot par l´inversion de la position du spectateur et de ce qui constituerait normalement le sujet de la peinture. En effet, le spectateur se retrouve à la place de ce qui devrait en principe faire l`objet de la toile (le roi Philippe et la reine je-ne-sais-plus-trop-qui), qui apparaissent sur un miroir. Ça, c`est moderne ! Oui, on voit ça aussi sur un projecteur, en classe, mais il y manque tout le contexte de l`époque... On ne voit pas les autres portraits des nobles, avec leurs poses plus ou moins ridicules...
Le reste de Vélasquez, j`ai pas particulièrement aimé, mais j`ai vraiment été émerveillée devant d`immenses toiles datées du XIXe. J`avoue que regarder des toiles m`amuse (Les Ménines, par exemple, c`est amusant) plus souvent que ça m`émerveille. Là, j`ai été émerveillée...
Dans le train vers Grenade, on a eu droit à la projection de Vicky el vickingo. Le film était vraiment moyen, mais drôle, et c`était en espagnol. En Andalousie, les paysages sont parfois à couper le souffle. Certaines montagnes ne sont plantées que d`oliviers, qui forment une multitude de colonnes de petites boules vertes... D`autres montagnes, plus lointaines, ont leur sommets couverts de neige. C`est dur à croire, avec la chaleur qu`il fait. Parlant de chaleur... Curieusement, je l`ai mieux supportée aujourd`hui ! C`est vraiment une bonne nouvelle, parce que la température risque d`aller en augmentant...
Ici, à Grenade, on est installées au Posada de Colon. Les "dortoirs" sont en fait de petits appartements, équipés de belles salles de bains et d`une cuisine... C`est super neuf et super clean, dans un quartier relativement tranquille, mais pas mort non plus. La description du Routard était cool, mais la réalité va bien au-delà de mes attentes. En plus, le propriétaire est français...
Ce matin, on est allées s'informer à l'office de tourisme et faire l' épicerie, Après, on est passés à L'Oliva, une charmante boutique située pas loin du Posada de Colon. Francisco, le propriétaire, a pu, à notre grande surprise, s'exprimer dans un excellent français ! 4 autres Québécois étaient dans la boutique. Ils faisaient une dégustation d'huiles d'olives quand on est rentrées. On y a eu droit nous aussi ! Wow... 6 huiles différentes... On y goûtait de la plus douce à la plus forte. Francisco nous a aussi coupé de petits morceaux de fromages, un mi-chèvre mi-vache et un de chèvre, tous les deux excellents (le premier était particuèrement parfumé... une petite odeur d'herbes fraîches). Geneviève, qui lit par-dessus mon épaule pendant que j'écris, me fait aussi remarquer qu'on a goûté à une huile d'olives à l'orange, à déguster avec... du chocolat ! C'est vraiment bon.. Croyez-le ou pas... Si on allait bientôt rentrer, on en aurait pris, c'est certain... On est sorties de la boutique avec une bouteille de gazpacho, une petite bouteille de xéres et un fromage. J'étais même un peu émue par la gentilles du monsieur, qui nous a même dit qu'on pouvait revenir quand on voulait, même si c'était juste pour demander une info sur la ville... Wow... Ça, c' est clair que c' est un de mes meilleurs moments du voyage !
Cet après-midi, on a visité l'Alhambra, qui est un palais arabe, jouxté d'un palais de Charles Quint, d'une forteresses et de jardins, avec des ruines de médinas à travers tout ça. J'avais peur que ça soit plein à craquer de monde et de flashes d'appareils photos (la desription du Routard faisait un peu peur, là-dessus), mais, finalement, c'était super bien ! Les constructions arabes étaient décorées superbement, avec des tonnes et des tonnes de détails... La calligraphie se mêlait magnifiquement aux motifs et aux mosaïques, sur le pourtour de portes et à l'intérieur de certaines pièces. Les cours intérieures étaient nombreuses, avec leurs jardins intérieurs, dans lesquels se trouvaient des fontaines d'eau, des fleurs et des arbes (dont beaucoup d'orangers). Les jardins étaient pleins de rosiers...
Bref, Grenade, jusqu'à maintenant, c'est G-É-N-I-A-L !
À la prochaine !
En passant, je vous dis que ça me fait toujours plaisir de lire vos commentaires sur le blogue :)
Aimée
*http://locusamoenusinart.wikispaces.com/file/view/velazquez-las-meninas.jpg/69490461/velazquez-las-meninas.jpg
mercredi 30 juin 2010
lundi 28 juin 2010
De la Corse à Barcelone : retour sur le continent
Ça fait un petit bout de temps que j'ai pas écrit sur le blogue... Comme disent les Français, "j'ai eu la flemme". Mais, bon... Ça fait plusieurs jours que Geneviève me dit d'écrire ! La procrastination, c'est comme toute bonne chose : ça a une fin ! Me voilà donc devant l'écran, en train de constater que c'est un peu nul comme introduction. Vous me pardonnerez ça ?
On a quitté la Corse le 22 juin dernier, à destination de Marseille, où on a poireauté plusieurs heures dans un parc, en attendant qu'il soit l'heure de prendre le train... Mais je radote, Geneviève vous a déjà raconté ça ! En quittant la Corse, j'ai eu un petit pincement. Mine de rien, ça faisait un bon mois qu'on y était. On s'était habituées à l'Île Rousse, on avait fini par considérer l'endroit où on logeait comme "chez nous".
Dire "à la prochaine" à une amie, remettre son sac sur son dos et repartir...
De la Corse à Barcelone, une chose frappe. Mes contacts avec la population locale sont, globalement, radicalement différents. Il aurait été logique, d'un point de vue linguistique, que mes contacts avec les Corses soient plus faciles, aisés et agréables que mes contacts avec les Catalans. Ben oui : le français, c'est ma langue maternelle, alors que le catalan... ouf ! Attache la tuque, parce que les gens parlent vite, et c'est pas l'espagnol que j'ai appris à l'école ! He estudido el castellano... Pas le catalan ! Pourtant, les gens me semblent souvent plus facile d'accès. Déjà, en France continentale, les inconnus souriaient plus spontanément qu'en Corse. Les Corses, je ne savais pas comment les prendre. J'ai pu, à quelques rares occasions, entrer en discussion avec des Corses. Ça c'est le plus souvent terminé en queue de poisson, sur une note d'incompréhension culturelle mutuelle. On a vu de magnifiques forêts de pins à quelques centaines de mètres d'altitude, mais les Corses, j'ai l'impression d'avoir tout simplement passé à côté...
N'allez quand même pas penser que la Corse n'est que déception ! Oh, non... Les forêts de pins, dont je parlais justement, les soirées à discuter en excellente compagnie dans un fort beau jardin, la Méditerranée et ses belles grosses vagues, les jours de grand vents, les fromages bien *corsés*, le poisson, les tomates, l'huile d'olive et les olives, les carbonates au citron, la confiture de figues, les cistes blancs (dits de Montpellier) et roses (dits de Crête) qui couvrent les maquis...
À Barcelone, j'ai retrouvé Cécile et Nicolas, ainsi que Thibault, petit bonhomme qui a évidemment grandi pas mal depuis l'an passé ! Geneviève et moi avons beaucoup, beaucoup, beaucoup marché dans la ville... On a aussi fait une orgie de musées et de choses qui se visitent : Museu Marítim, Fundacío Joan Miró, Museu d'Historía de la Ciutat, aquarium, voilier 3 mats, Musée précolombien, cathédrale, església de Santa Maria, bâtiments et espaces conçus par Gaudí... Pour cause de méconnaissance et d'incompréhension des horaires espagnols, j'ai cependant manqué le Museu Nacional d'Art de Catalunya, qui est réputé pour être *le* musée d'art qu'il faut vraiment visiter à Barcelone... Il est apparement super bien fait et super complet... Bien dommage... Pour la même stupide raison, je vais manquer Guernica à Madrid, mais, bon, je pourrai quand même voir Les Ménines...
Entre la cathédrale et la església Santa Maria del Mar, qui ont été construites à la même époque et assez proches l'une de l'autre, la différence est frappantes. Les deux ont été réalisées dans un magnifique style gothique, mais la cathédrale a été faite pour les riches, et Santa Maria, par les pauvres. Santa Maria, de l'extérieur, est vraiment drabe. Pas de flafla gothique, pas de tonnes de gugusses sculptées comme de la dentelle... Presque rien, à part des murs tout nus et quelques gargouilles pour évacuer l'eau du toit. Quand on est rentrées, la lumière rentrait directement dans certains vitraux. Les voûtes, de l'intérieur, m'ont paru très belles. L'ensemble était superbe. Au-dessus de la porte d'une entrée, à l'extérieur, on voyait deux petits personnages courbés, incrustés, dans la pierre du mur, qui portaient de lourdes pierres sur leur dos... Oui, ils ont dû en porter, des pierres, ces pauvres, pour bâtir Santa Maria... La cathédrale, quant à elle, était richement ornée, avec beaucoup d'or (absent à Santa Maria) et de nombreuses niches abritant d'aussi nombreuses peintures. Le coeur était nettement plus protégé et chacun de ses sièges était couronné d'un blason. Pas du tout la même ambiance... Beaucoup plus de touristes, et beaucoup plus d'insolents flashes d'appareils photos aussi...
Il y a, à Barcelone, certains bâtiments et des espaces qui ont été marqués par la griffe d'un architecte totalement hors norme, mais qui, vraiment, savait ce qu'il faisait : Antoni Gaudí, né en 1852 et mort dans les années 20. La Casa Batlló, tout comme les deux bâtiments qui se trouvent devant le parc Guël, ressemble à une maison de sorcière, style Hansel et Gretel... On n'y croit pas vraiment, on se dit que la chose s'est échappée d'un conte de Perreault et qu'elle a poussé là par accident... C'est pourtant vrai, et on peut visiter ! Gaudí, pour la Casa Batlló, il n'a pas fait de plan ! Juste une maquette et des dessins... Moi, je le trouve fou... Il dirigeait les contremaîtres et les ouvriers directement sur place, donnait ses indications au fur et à mesure... Respect, M. Gaudí ! La Casa Batlló est à la fois magnifique et pratique. Gaudí avait pensé tous les détails, jusqu'au système d'aération. Les formes sont sont qualifiées "d'organiques", puisque l'architecte s'est inspiré de créatures vivantes et de coquilles de mollusques. On ne trouve que très, très, très peu d'angles. Tout coule de source. C'est super agréable à visiter, mais je ne vivrais pas là... C'est vraiment un autre monde...
De Gaudí, il y a aussi la Sagrada Familia, qu'on peut visiter de l'extérieur, et le parc Guël (photos ci-bas), dans lequel on a marché un peu cet après-midi. Magnifique, encore... Gaudí était un adepte de la céramique morcellée, adaptée aux courbes d'une structure. Il en a conçu de magnifiques mosaïques, avec des pièces qu'il récupérait parfois d'immeubles déconstruits.


Je vous ai dit qu'il fait chaud ? Même à minuit et demi (oui, j'écris tard...), je sue... Si vous saviez comme il fait chaud ici... L'après-midi, ça écrase... Geneviève et moi, récemment, on se disait justement que c'est pas très logique, notre plan : plus l'été avance, plus on descend vers le sud... On fonce directement dans les zones chaudes... J'ai proposé de partir vers la Finlande ou la Sibérie, il ferait moins chaud, mais Geneviève n'a pas voulu. Pfff. (hé hé ;)
Demain matin, on s'en va à Madrid. Je voulais voir Guernica, mais je ne pourrai pas, le Reina Sofia étant fermé les mardis (quelle idée de fermer les musées les mardis...). Je pourrai quand même flâner dans le del Prado, qui lui sera ouvert (yeah !).
Demain en fin d'après-midi, on part pour Grenade. En Andalousie, on passera ensuite par Cordoue, Huelva et Cadiz, avant de prendre un traversier à Tarifa pour le Maroc. On voulait initialement faire "plus", mais on a coupé presque de moitié, parce que le but n'est pas de faire un marathon de tourisme... L'Andalousie, on va essayer de prendre ça cool...
Plus que 6 heures de sommeil devant moi, alors je vous dis à la prochaine !
Aimée
p.s. j'ai découvert le gaspacho... et je suis totalement accro !
On a quitté la Corse le 22 juin dernier, à destination de Marseille, où on a poireauté plusieurs heures dans un parc, en attendant qu'il soit l'heure de prendre le train... Mais je radote, Geneviève vous a déjà raconté ça ! En quittant la Corse, j'ai eu un petit pincement. Mine de rien, ça faisait un bon mois qu'on y était. On s'était habituées à l'Île Rousse, on avait fini par considérer l'endroit où on logeait comme "chez nous".
Dire "à la prochaine" à une amie, remettre son sac sur son dos et repartir...
De la Corse à Barcelone, une chose frappe. Mes contacts avec la population locale sont, globalement, radicalement différents. Il aurait été logique, d'un point de vue linguistique, que mes contacts avec les Corses soient plus faciles, aisés et agréables que mes contacts avec les Catalans. Ben oui : le français, c'est ma langue maternelle, alors que le catalan... ouf ! Attache la tuque, parce que les gens parlent vite, et c'est pas l'espagnol que j'ai appris à l'école ! He estudido el castellano... Pas le catalan ! Pourtant, les gens me semblent souvent plus facile d'accès. Déjà, en France continentale, les inconnus souriaient plus spontanément qu'en Corse. Les Corses, je ne savais pas comment les prendre. J'ai pu, à quelques rares occasions, entrer en discussion avec des Corses. Ça c'est le plus souvent terminé en queue de poisson, sur une note d'incompréhension culturelle mutuelle. On a vu de magnifiques forêts de pins à quelques centaines de mètres d'altitude, mais les Corses, j'ai l'impression d'avoir tout simplement passé à côté...
N'allez quand même pas penser que la Corse n'est que déception ! Oh, non... Les forêts de pins, dont je parlais justement, les soirées à discuter en excellente compagnie dans un fort beau jardin, la Méditerranée et ses belles grosses vagues, les jours de grand vents, les fromages bien *corsés*, le poisson, les tomates, l'huile d'olive et les olives, les carbonates au citron, la confiture de figues, les cistes blancs (dits de Montpellier) et roses (dits de Crête) qui couvrent les maquis...
À Barcelone, j'ai retrouvé Cécile et Nicolas, ainsi que Thibault, petit bonhomme qui a évidemment grandi pas mal depuis l'an passé ! Geneviève et moi avons beaucoup, beaucoup, beaucoup marché dans la ville... On a aussi fait une orgie de musées et de choses qui se visitent : Museu Marítim, Fundacío Joan Miró, Museu d'Historía de la Ciutat, aquarium, voilier 3 mats, Musée précolombien, cathédrale, església de Santa Maria, bâtiments et espaces conçus par Gaudí... Pour cause de méconnaissance et d'incompréhension des horaires espagnols, j'ai cependant manqué le Museu Nacional d'Art de Catalunya, qui est réputé pour être *le* musée d'art qu'il faut vraiment visiter à Barcelone... Il est apparement super bien fait et super complet... Bien dommage... Pour la même stupide raison, je vais manquer Guernica à Madrid, mais, bon, je pourrai quand même voir Les Ménines...
Entre la cathédrale et la església Santa Maria del Mar, qui ont été construites à la même époque et assez proches l'une de l'autre, la différence est frappantes. Les deux ont été réalisées dans un magnifique style gothique, mais la cathédrale a été faite pour les riches, et Santa Maria, par les pauvres. Santa Maria, de l'extérieur, est vraiment drabe. Pas de flafla gothique, pas de tonnes de gugusses sculptées comme de la dentelle... Presque rien, à part des murs tout nus et quelques gargouilles pour évacuer l'eau du toit. Quand on est rentrées, la lumière rentrait directement dans certains vitraux. Les voûtes, de l'intérieur, m'ont paru très belles. L'ensemble était superbe. Au-dessus de la porte d'une entrée, à l'extérieur, on voyait deux petits personnages courbés, incrustés, dans la pierre du mur, qui portaient de lourdes pierres sur leur dos... Oui, ils ont dû en porter, des pierres, ces pauvres, pour bâtir Santa Maria... La cathédrale, quant à elle, était richement ornée, avec beaucoup d'or (absent à Santa Maria) et de nombreuses niches abritant d'aussi nombreuses peintures. Le coeur était nettement plus protégé et chacun de ses sièges était couronné d'un blason. Pas du tout la même ambiance... Beaucoup plus de touristes, et beaucoup plus d'insolents flashes d'appareils photos aussi...
Il y a, à Barcelone, certains bâtiments et des espaces qui ont été marqués par la griffe d'un architecte totalement hors norme, mais qui, vraiment, savait ce qu'il faisait : Antoni Gaudí, né en 1852 et mort dans les années 20. La Casa Batlló, tout comme les deux bâtiments qui se trouvent devant le parc Guël, ressemble à une maison de sorcière, style Hansel et Gretel... On n'y croit pas vraiment, on se dit que la chose s'est échappée d'un conte de Perreault et qu'elle a poussé là par accident... C'est pourtant vrai, et on peut visiter ! Gaudí, pour la Casa Batlló, il n'a pas fait de plan ! Juste une maquette et des dessins... Moi, je le trouve fou... Il dirigeait les contremaîtres et les ouvriers directement sur place, donnait ses indications au fur et à mesure... Respect, M. Gaudí ! La Casa Batlló est à la fois magnifique et pratique. Gaudí avait pensé tous les détails, jusqu'au système d'aération. Les formes sont sont qualifiées "d'organiques", puisque l'architecte s'est inspiré de créatures vivantes et de coquilles de mollusques. On ne trouve que très, très, très peu d'angles. Tout coule de source. C'est super agréable à visiter, mais je ne vivrais pas là... C'est vraiment un autre monde...
De Gaudí, il y a aussi la Sagrada Familia, qu'on peut visiter de l'extérieur, et le parc Guël (photos ci-bas), dans lequel on a marché un peu cet après-midi. Magnifique, encore... Gaudí était un adepte de la céramique morcellée, adaptée aux courbes d'une structure. Il en a conçu de magnifiques mosaïques, avec des pièces qu'il récupérait parfois d'immeubles déconstruits.
Je vous ai dit qu'il fait chaud ? Même à minuit et demi (oui, j'écris tard...), je sue... Si vous saviez comme il fait chaud ici... L'après-midi, ça écrase... Geneviève et moi, récemment, on se disait justement que c'est pas très logique, notre plan : plus l'été avance, plus on descend vers le sud... On fonce directement dans les zones chaudes... J'ai proposé de partir vers la Finlande ou la Sibérie, il ferait moins chaud, mais Geneviève n'a pas voulu. Pfff. (hé hé ;)
Demain matin, on s'en va à Madrid. Je voulais voir Guernica, mais je ne pourrai pas, le Reina Sofia étant fermé les mardis (quelle idée de fermer les musées les mardis...). Je pourrai quand même flâner dans le del Prado, qui lui sera ouvert (yeah !).
Demain en fin d'après-midi, on part pour Grenade. En Andalousie, on passera ensuite par Cordoue, Huelva et Cadiz, avant de prendre un traversier à Tarifa pour le Maroc. On voulait initialement faire "plus", mais on a coupé presque de moitié, parce que le but n'est pas de faire un marathon de tourisme... L'Andalousie, on va essayer de prendre ça cool...
Plus que 6 heures de sommeil devant moi, alors je vous dis à la prochaine !
Aimée
p.s. j'ai découvert le gaspacho... et je suis totalement accro !
jeudi 24 juin 2010
Récit d'une looooongue journée de voyage
Le 22 juin, à 18h30, nous sommes embarquées sur un traversier qui quittait la Corse. Nous avons déniché un petit coin tranquille sur le bateau d'où nous avons regardé le soleil plonger dans la mer. Après, nous sommes allées nous coucher, prévoyant passer une belle nuit dans notre petite cabine privée. Nous nous sommes couchées tranquillement quand tout à coup, fout fout! Une espèce de sirène retentit, puis s'arrête. Ca nous fait sursauter, mais on s'endort quand même. Ce bruit nous réveillera en sursaut à toutes les heures environ. On apprendra plus tard qu'il s'agit d'un compresseur de porte étanche... Quelle bonne nuit il nous a fait passer! Au réveil, les minces symptomes de rhume que nous soupçonnions sont maintenant très clairs: mal de gorge, nez congestionné. Avec aussi peu de sommeil dans le corps, une belle journée s'annonce!
On se lève vers 5h30 et on va s'installer sur le pont pour déjeuner en voyant la côte approcher. On débarque à Marseille à 7h15. De là, un autobus nous fait traverser une bonne partie du port (qui est énorme!) pour nous amener jusqu'à une passerelle. Comme c'est un port international avec des traversées de la Turquie et de l'Algérie, c'est grillagé partout!
On traverse une série de rue pas franchement accueillantes et on trouve un parc où on laisse tomber nos bagages. Je m'endors couchée sur mon sac pendant qu'Aimée veille. Quand je me réveille, ça va un peu mieux. On a pas mal de temps à tuer, car notre train est seulement à 14h04! Aimée va se promener un peu et ramène une pizza. À midi, on se dirige vers la gare et on attend encore. Finalement, on monte dans notre premier train... qui part en retard. On est crevées toutes les deux par notre rhume et le manque de sommeil. Les deux heures et demi sont longues. On dort un peu.
À 17h, on arrive finalement à Narbonne d'où nous devons prendre un deuxième train à 18h17 pour PortBou. Sauf que sur le panneau d'affichage, aucune trace de PortBou ou d'un train à 18h17... Aimée voulait aller à la toilette, mais je lui dis qu'on est mieux de s'informer avant. La fille au guichet dit "Mais qu'est-ce qu'ils ont encore fait? Allez voir à l'accueil." Deuxième personne qui prend tout son temps pour expliquer que le train est annulé et qu'il faut prendre un train pour Perpignan d'où on prendra un bus jusqu'à quelque part en Espagne d'où on prendra un autre train pour Barcelone. Euh... d'accord... Et ce train il part dans...5 minutes! Go!
On se retrouve donc à Perpignan (qu'on ne visualise pas du tout sur une carte!) à attendre un bus. On est près d'une centaine et on croise d'autres Québécoises. Il y a beaucoup de gens parce qu'il y a notre train qui a été annulé et il y a des retards sur d'autres lignes qui ont fait manquer d'autres trains vers l'Espagne. Bref, une foule attend les bus.. qui est finalement UN bus. Là, la pagaille pour entrer dans le bus! En plus, il faut mettre les bagages en-dessous et ne pas se retrouver avec les bagages qui partent sans nous... Ouf! Finalement, quand le bus est bien paqueté avec plein de gens qui ne peuvent pas s'asseoir, avec Aimée dedans et moi dehors, le "chef d'escale" décide qu'il faut faire sortir tous les gens qui sont debout. Imaginez le bordel! Il le fait avec tellement d'autorité que personne ne l'écoute, d'autant plus que beaucoup ne comprennent pas le français. Aimée est finalement celle qui relaie l'information. On voit que son expérience de guide est utile!
On doit donc attendre le prochain bus pour Figueres (on a appris le nom de la destination). Une incertitude flotte à savoir si on pourra vraiment prendre un train pour Barcelone ou si on restera bloquées. Et si on reste bloquées, c'est pour longtemps, car le lendemain est jour de grève en France et jour férié en Espagne!
Le bus arrive à 19h00. On embarque les bagages et on s'assoit. On attend longtemps... Un autre train arrive et le bus se remplit, mais il manque de place! Une grande discussion s'amorce entre le chef d'escale et un garçon resté dehors. Ils font même venir la police! Finalement, quatre personnes restent dehors et le bus part à 19h30 sous les applaudissements de quelques personnes.
On passe la frontière de l'Espagne. Le chauffeur ne sait pas trop où il s'en va, il a une feuille avec des indications qu'il tient sur son volant. Entré dans Figueres, il ne trouve pas la gare! C'est finalement un garçon à bicyclette qui guide le bus jusqu'à la gare. Un train arrive pour Barcelone une dizaine de minutes plus tard. Ouf! Enfin, on sait qu'on se rendra!
Je suis crevée, épuisée. Je me couche sur deux bancs. Je ne dors pas, mais ça fait du bien! Aimée jase avec un Marocain en espagnol. Elle est contente de voir que son espagnol n'est pas trop loin!
On débarque à Barcelone, tout près de la Sagrada Familia, en pleine fête de la San Joan (St-Jean). En fait, on se croirait plus en zone de guerre! Des pétards et des petits feux d'artifice explosent tout partout autour de nous! C'est surprenant... et un peu inquiétant! On est vraiment contentes de finalement arriver chez Cécile, de manger un peu et de se coucher!
Geneviève
On se lève vers 5h30 et on va s'installer sur le pont pour déjeuner en voyant la côte approcher. On débarque à Marseille à 7h15. De là, un autobus nous fait traverser une bonne partie du port (qui est énorme!) pour nous amener jusqu'à une passerelle. Comme c'est un port international avec des traversées de la Turquie et de l'Algérie, c'est grillagé partout!
On traverse une série de rue pas franchement accueillantes et on trouve un parc où on laisse tomber nos bagages. Je m'endors couchée sur mon sac pendant qu'Aimée veille. Quand je me réveille, ça va un peu mieux. On a pas mal de temps à tuer, car notre train est seulement à 14h04! Aimée va se promener un peu et ramène une pizza. À midi, on se dirige vers la gare et on attend encore. Finalement, on monte dans notre premier train... qui part en retard. On est crevées toutes les deux par notre rhume et le manque de sommeil. Les deux heures et demi sont longues. On dort un peu.
À 17h, on arrive finalement à Narbonne d'où nous devons prendre un deuxième train à 18h17 pour PortBou. Sauf que sur le panneau d'affichage, aucune trace de PortBou ou d'un train à 18h17... Aimée voulait aller à la toilette, mais je lui dis qu'on est mieux de s'informer avant. La fille au guichet dit "Mais qu'est-ce qu'ils ont encore fait? Allez voir à l'accueil." Deuxième personne qui prend tout son temps pour expliquer que le train est annulé et qu'il faut prendre un train pour Perpignan d'où on prendra un bus jusqu'à quelque part en Espagne d'où on prendra un autre train pour Barcelone. Euh... d'accord... Et ce train il part dans...5 minutes! Go!
On se retrouve donc à Perpignan (qu'on ne visualise pas du tout sur une carte!) à attendre un bus. On est près d'une centaine et on croise d'autres Québécoises. Il y a beaucoup de gens parce qu'il y a notre train qui a été annulé et il y a des retards sur d'autres lignes qui ont fait manquer d'autres trains vers l'Espagne. Bref, une foule attend les bus.. qui est finalement UN bus. Là, la pagaille pour entrer dans le bus! En plus, il faut mettre les bagages en-dessous et ne pas se retrouver avec les bagages qui partent sans nous... Ouf! Finalement, quand le bus est bien paqueté avec plein de gens qui ne peuvent pas s'asseoir, avec Aimée dedans et moi dehors, le "chef d'escale" décide qu'il faut faire sortir tous les gens qui sont debout. Imaginez le bordel! Il le fait avec tellement d'autorité que personne ne l'écoute, d'autant plus que beaucoup ne comprennent pas le français. Aimée est finalement celle qui relaie l'information. On voit que son expérience de guide est utile!
On doit donc attendre le prochain bus pour Figueres (on a appris le nom de la destination). Une incertitude flotte à savoir si on pourra vraiment prendre un train pour Barcelone ou si on restera bloquées. Et si on reste bloquées, c'est pour longtemps, car le lendemain est jour de grève en France et jour férié en Espagne!
Le bus arrive à 19h00. On embarque les bagages et on s'assoit. On attend longtemps... Un autre train arrive et le bus se remplit, mais il manque de place! Une grande discussion s'amorce entre le chef d'escale et un garçon resté dehors. Ils font même venir la police! Finalement, quatre personnes restent dehors et le bus part à 19h30 sous les applaudissements de quelques personnes.
On passe la frontière de l'Espagne. Le chauffeur ne sait pas trop où il s'en va, il a une feuille avec des indications qu'il tient sur son volant. Entré dans Figueres, il ne trouve pas la gare! C'est finalement un garçon à bicyclette qui guide le bus jusqu'à la gare. Un train arrive pour Barcelone une dizaine de minutes plus tard. Ouf! Enfin, on sait qu'on se rendra!
Je suis crevée, épuisée. Je me couche sur deux bancs. Je ne dors pas, mais ça fait du bien! Aimée jase avec un Marocain en espagnol. Elle est contente de voir que son espagnol n'est pas trop loin!
On débarque à Barcelone, tout près de la Sagrada Familia, en pleine fête de la San Joan (St-Jean). En fait, on se croirait plus en zone de guerre! Des pétards et des petits feux d'artifice explosent tout partout autour de nous! C'est surprenant... et un peu inquiétant! On est vraiment contentes de finalement arriver chez Cécile, de manger un peu et de se coucher!
Geneviève
mardi 22 juin 2010
Corsica
Voilà! Dans quelques heures, on prend le bateau et on quitte la Corse pour l'Espagne. C'est pas si facile, on était bien ici. Mais on commençait peut-être à être un peu trop confortable justement. On avait du stock partout et on a eu de la misère à refaire nos bagages! Je joins une Carte de notre itinéraire en Corse. En rouge, le chemin parcouru en transport en commun: train et bus. En vert, le chemin parcouru sur nos deux jambes. On voit qu'on n'a parcouru qu'une petite portion de la Corse. Il faudra revenir!Calvi
Nous sommes allées passer une journée à Calvi, ville maritime à l'ouest de l'Ile Rousse. Nous avons flâné sur les quais pour observer les voiliers. Nous avons visité la citadelle, la cathédrale. Petite journée tranquille. Flâner dans les boutiques de produits du terroir était très agréable! En revenant en train, on a eu une preuve de plus d'un phénomène encore inexpliqué. Aimée attire les enfants. Une petite fille allemande est venue s'asseoir en face de nous et essayait de parler à Aimée qui ne savait pas comment lui dire qu'elle ne comprenait pas. Elle est allée chercher ses poupées et a joué en face de nous! Voici une photo de la ville.
Nuit à la belle étoile
Une nuit, on a décidé de dormir sur le balcon. On a sorti nos matelas, nos sacs de couchage et on s'est installées sous les étoiles et la lune. C'était cool de pouvoir faire ça! Sauf qu'il ventait très fort et que ça nous a un peu empêchées de dormir. La journée suivante a Corte a paru longue!
Corte
Nous sommes aussi allées passer une journée à Corte. Corte est une grande ville située au coeur de la Corse, entre les montagnes. C'est dans les montagnes que les Corses se sont toujours réfugiés, laissant les puissances de l'époque se disputer les rivages de l'île. Nous avons donc trouvé important d'y aller et de ne pas seulement longer les rivages durant notre voyage. La ville est installée sur un pic rocheux qui se dresse au milieu d'une vallée. Ce pic est surmonté d'une citadelle, place forte dont la visite m'a beaucoup impressionée (mais pas Aimée qui est blasée des châteaux!). On en a profité pour aller visiter des boutiques d'artisans et pour goûter à quelques spécialités culinaires: tarte aux herbes, falcullele (gâteau au brocciu qui est un fromage frais typiquement Corse). Photo de la citadelle.
Pluie
De nos vingt premiers jours en Corse, on n'avait pas vu aucune goutte de pluie. Le jour où on est revenues de randonnée, il s'est mis à pleuvoir. Il a plu quatre jours de suite, puis quelques autres jours. Ce n'est pas ''normal'' pour la Corse à cette époque de l'année. Ça n'a pas eu tellement de conséquences pour nous. Ma plongée a été reportée de deux jours. On a marché un peu sous la pluie. On a écouté la trilogie du Seigneur des Anneaux en version longue! Aimée ne pensait pas aimer, mais elle est devenue accro!Équitation
Nous sommes allées faire deux heures d'équitation près de l'Ile Rousse. Je n'en avais pas fait souvent, seulement deux fois, mais j'avais beaucoup aimé. J'avais l'impression peut-être exagérée que monter à cheval était naturel pour moi. Cette impression allait être mise à l'épreuve! Au ranch où nous sommes allées, les chevaux sont laissés en liberté. La randonnée était très plaisante. Nous sommes montés dans la montagne jusqu'au village de Monticello qui surplombe l'Ile Rousse. C'était une très belle journée. J'ai aimé cette façon différente de découvrir un petit bout de Corse. En redescendant, dans une descente en lacets, je me suis tout à coup retrouvée debout par terre à côté de ma jument, un peu déboussolée. La selle avait glissé sur le côté. Comment ai-je réussi cette cascade, je n'en ai aucune idée! Peut-être ai-je réellement un don inexploité pour l'équitation! Pas de peur (pour moi!), pas de mal... juste une belle histoire à raconter. La guide a resellé mon cheval et s'est inquiétée tout le long du trajet de retour, mais j'étais plus vigilante aux mouvements de ma selle. Après, nous avons pu brosser les chevaux, les mener au boyau d'arrosage et les libérer. Bel avant-midi... dont Aimée a senti les effets pendant trois jours!Plongée
J'ai finalement pu faire de la plongée même si ça a été reporté et si le temps a été incertain jusqu'au dernier moment. J'étais contente de pouvoir enfin en refaire. La dernière fois, c'était au Honduras en 2007. Ça a été une petite sortie agréable même si les termes utilisés et les procédures étaient différentes et que j'avais du mal à m'y retrouver. C'était bien, mais la visibilité, les fonds, les couleurs, les poissons ne sont pas comparables à ce que j'avais vu au Bélize et au Honduras. J'ai aimé voir les algues bouger au gré des courants. Aimée a pu embarquer sur le bateau et observer!
Baignade
Hier, on a profité des grosses vagues pour aller jouer dans l'eau. La plage était bondée, mais il n'y avait presque personne dans l'eau. Les vagues étaient vraiment belles et on s'est bien amusées! Durant notre séjour ici, aller jouer dans l'eau nous a toujours mises de bonne humeur!
Geneviève
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dimanche 20 juin 2010
Photo pour Cath OP
Photo pour Cath OP : pose à la Napoléon, la main gauche dans la chemise, regard style "statue sérieuse" en prime, avec décor sur fond de roches corses, d'arbres corses et de ciel corse. C'est bon ?
Pour les gens qui se demandent qu'est-ce que je fais en train d'imiter Napoléon : le célèbre personnage est né en Corse.
Pour les gens qui se demandent qu'est-ce que je fais en train d'imiter Napoléon : le célèbre personnage est né en Corse.
vendredi 18 juin 2010
Où est-ce qu'on va après?
On profite de notre dernière semaine à l'Ile Rousse pour planifier la suite de notre voyage. Pour la Corse, on avait très peu planifié, sachant qu'on avait ici un appartement, une connexion Internet et du temps. On savait qu'on allait en Corse et qu'on voulait faire de la randonnée... C'était à peu près ça! Sauf que pour la suite du voyage, on aura accès à Internet moins facilement (surtout moins gratuitement!).
Cette semaine, on s'est donc plongées dans la lecture du Routard du Maroc et de l'Andalousie. L'une après l'autre, on est passées au travers ces deux livres, puis on a sorti une carte et on s'est tracé un itinéraire. Ensuite, on a comparé. Beaucoup de choses en commun, mais pas tout, évidemment! Je concède à Aimée quelques villes: Madrid, Cordoue, Rabat, Salé, mais pas Casablanca! Elle accepte le musée des caravelles auquel je tiens beaucoup et les dunes de Merzouga.
Maintenant, on met nos deux cartes devant nous et on essaie de voir ce que ça donne en temps. Oups! Ça ne rentrera jamais, surtout si on veut rentrer en France en avance pour rendre visite à Anaïs à Lyons, voir Tancrède avant le 7 août, faire un tour en Bretagne et visiter Paris! De nos trois longs mois, les deux qui restent semblent tout à coup bien courts pour tout ce qu'on voudrait faire et voir!
Alors, on repense à ce qu'Aimée à écrit dans les premiers posts, l'Éloge de la lenteur. Elle disait qu'on partait longtemps pour voir plus qualitativement et non pas quantitativement. Je crois qu'il faudra se remettre ça dans la tête sinon nos deux prochains mois seront un marathon et on reviendra à Montréal complètement épuisées! Il faudrait donc couper dans ce qu'on a prévu. Mais quoi? On regarde nos cartes et chaque tentative est crève-coeur!
On verra bien sur place!
Geneviève
Cette semaine, on s'est donc plongées dans la lecture du Routard du Maroc et de l'Andalousie. L'une après l'autre, on est passées au travers ces deux livres, puis on a sorti une carte et on s'est tracé un itinéraire. Ensuite, on a comparé. Beaucoup de choses en commun, mais pas tout, évidemment! Je concède à Aimée quelques villes: Madrid, Cordoue, Rabat, Salé, mais pas Casablanca! Elle accepte le musée des caravelles auquel je tiens beaucoup et les dunes de Merzouga.
Maintenant, on met nos deux cartes devant nous et on essaie de voir ce que ça donne en temps. Oups! Ça ne rentrera jamais, surtout si on veut rentrer en France en avance pour rendre visite à Anaïs à Lyons, voir Tancrède avant le 7 août, faire un tour en Bretagne et visiter Paris! De nos trois longs mois, les deux qui restent semblent tout à coup bien courts pour tout ce qu'on voudrait faire et voir!
Alors, on repense à ce qu'Aimée à écrit dans les premiers posts, l'Éloge de la lenteur. Elle disait qu'on partait longtemps pour voir plus qualitativement et non pas quantitativement. Je crois qu'il faudra se remettre ça dans la tête sinon nos deux prochains mois seront un marathon et on reviendra à Montréal complètement épuisées! Il faudrait donc couper dans ce qu'on a prévu. Mais quoi? On regarde nos cartes et chaque tentative est crève-coeur!
On verra bien sur place!
Geneviève
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mercredi 16 juin 2010
Déjà un mois!
Ce soir on fête!
On fête quoi? Notre premier mois de voyage!
Comment? Avec un bon souper! Salade de tomates, pâtes aux crevettes avec punch improvisé... Hmmm...
Hé oui! Il y a déjà un mois qu'on est parties. Ça passe vite! Et en même temps, on en a vu et fait des choses dans ce mois-là!
Un mois, c'est déjà plus long que mes voyages précédents:
-Mexique à 14 ans - 2 semaines
-Ouest canadien à 15 ans - 1 mois
-Virginia Beach à 16 ans - 2 semaines
-Bélize à 17 ans - 3 semaines
-Sénégal à 18 ans - 1 mois
Et pourtant, un mois ça passe vite. Je ne me verrais pas déjà revenir à Montréal. Je suis bien dans le rythme de voyage qu'on a en ce moment. J'ai envie de me promener encore et de découvrir tout plein de choses, d'endroits, de gens.
Il m'arrive d'imaginer le moment du retour à Montréal, de penser à notre appartement... Mais ce n'est pas vraiment un manque ou une envie pressante.
Et ça tombe bien parce qu'il reste encore deux mois! Et on est en train d'essayer de les planifier pour s'en mettre plein les yeux, les oreilles, le nez, les papilles...
Geneviève
On fête quoi? Notre premier mois de voyage!
Comment? Avec un bon souper! Salade de tomates, pâtes aux crevettes avec punch improvisé... Hmmm...
Hé oui! Il y a déjà un mois qu'on est parties. Ça passe vite! Et en même temps, on en a vu et fait des choses dans ce mois-là!
Un mois, c'est déjà plus long que mes voyages précédents:
-Mexique à 14 ans - 2 semaines
-Ouest canadien à 15 ans - 1 mois
-Virginia Beach à 16 ans - 2 semaines
-Bélize à 17 ans - 3 semaines
-Sénégal à 18 ans - 1 mois
Et pourtant, un mois ça passe vite. Je ne me verrais pas déjà revenir à Montréal. Je suis bien dans le rythme de voyage qu'on a en ce moment. J'ai envie de me promener encore et de découvrir tout plein de choses, d'endroits, de gens.
Il m'arrive d'imaginer le moment du retour à Montréal, de penser à notre appartement... Mais ce n'est pas vraiment un manque ou une envie pressante.
Et ça tombe bien parce qu'il reste encore deux mois! Et on est en train d'essayer de les planifier pour s'en mettre plein les yeux, les oreilles, le nez, les papilles...
Geneviève
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